Tag Archives: the voidz + julian casablancas

The Voidz + Julian Casablancas

tyranny-coverFinalement, après une interminable fin de session, c’est le moment pour moi de vous transmettre ce que j’en pense de ce nouveau projet.  Julian Casablancas nous avait déjà confirmé qu’il offrirait du nouveau matériel solo, le projet prit finalement une tournure différente.  Pourquoi pas créer un nouveau groupe?  Encore mieux?  Créer un nouveau groupe avec son nom.  On connaît déjà le potentiel solo du New Yorkais, il est également le principal compositeur des Strokes, comment pourrait-il nous décevoir?  Julian Casablancas + The Voidz ne fera visiblement pas différence!

Ils ont nommé ce premier album Tyranny, déjà d’avance on constate par sa pochette peu attirante que le groupe vise plutôt sur la réputation de Casablancas qu’autre chose.  C’est cependant une fois dans le lecteur qu’on comprend.  Cet album n’aurait pas pu en être un solo de Julian, on ressent un souffle très différent de ces dernières parutions.  Un souffle nouveau qui garde le côté à la fois charmant et déstabilisant du chanteur.  La pièce Take Me in Your Army ouvre majestueusement l’album, son côté simpliste et les râlements lointains de Casablancas ont tout pour nous charmer rapidement.  Et que dire des accompagnements de synthétiseurs qui nous entraînent tout au long de l’album?  Tout simplement parfait, l’effet fonctionne à merveille.

C’est dans la pièce Crunch Punch qu’on reconnaîtra davantage les influences des Strokes, avec un peu moins de classe!  Chaque titre amène son grain de sel à cet album, de M.utually A.ssured D.estruction (quel magnifique titre) à Off To War… , je n’ai pas cessé d’être surpris par The Voidz.  Julian Casablancas sait visiblement bien s’entourer et je crois légitime de préférer nommer le band The Voidz + Julian Casablancas.  C’est décidément l’ampleur de cette bombe d’énergie musicale qui fera ressortir ce projet parmis les autres.

Officiel_Hommes_2014_03

La piste Human Sadness m’a particulièrement marqué sur Tyranny, 11 minutes qui réussisent à chasser tout doute quant à la qualité de l’album.  Les cris aigus de Julian accompagné des multiples solo en background, la déchéance, le sarcasme et la beauté s’entremêlent au sein d’un même titre hallucinant.  Je pourrais parler de plusieurs autres titres, mais je me contenterai de nommer mes autres coups de coeurs qui méritent un coup d’oeil attentif, Nintendo Blood, Johan Von Bronx et Xerox.

Je conseille à tout le monde de prendre quelques minutes pour écouter Tyranny, un album qui déstabilisera un tantinet, hors des chantiers battus et loin de tout ce qu’on avait pu imaginer.

LE FRÈRE

Advertisements