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The Beaches.

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S’il y a un band Canadien qui selon moi a le potentiel de devenir un phénomène indie d’ampleur dans le futur, c’est bien le quatuor féminin The Beaches.  Je m’attarderai aujourd’hui à la critique de leur premier mini-album éponyme paru en 2013 et produit par nul autre que Raine Maida.  The Beaches fait parti du grand mouvement Indie Rock qui s’est emparé de nos oreilles il y a déjà plusieurs années et qui ne cesse depuis de prendre une importance inévitable.

Dès le début de l’album, c’est la pièce Loner qui a la tâche d’attirer notre attention, tâche très importante lorsqu’il s’agit d’un premier album.  La première pièce sera décisive à savoir si les gens retiendront le nom du groupe ou non.  Un son très lourd porté par la voix de Jordan Miller, ce qui apporte un contraste très intéressant, une marque bien particulière qu’on voit trop peu souvent.  Les mêmes sonorités suivent sur Absolutely Nothing, accompagné de back vocals très féminins et entraînants.  The Beaches offre un son contenant beaucoup d’influences blues utilisé de manière très rock n’ roll, voire même quelques influences hard rock très intéressantes.

C’est en créant un son propre à elles que le quatuor féminin réussit à se démarquer sur le marché.  Bien que leurs influences plongent énormément dans un son plutôt lourd et pesant, elles amènent le tout de manière très structurée, ce qui permet de faire ressortir le vocal au premier plan.  Comme on peut le voir sur Boy Wonder, les back vocals amenés par les musiciennes sont toujours très entraînants et importants.

C’est la pièce Youth Lament qui retient mon attention particulière.  Son côté simpliste permet de savourer le chant de Jordan Miller à son meilleur.  L’album se conclue sur les pièces Kids et Wanna Know, deux pièces très vivantes qui nous font découvrir un autre genre de son qui pourra nous être offert dans le future par The Beaches.  À ce moment on comprend encore mieux la pertinence de Youth Lament à la mi-album, créant le pont parfait entre deux genres de pièces qui peuvent maintenant se retrouver à la perfection.

Prenez note que The Beaches seront de passage à Montréal le 4 Décembre prochain au Divan Orange dans le cadre d’une tournée Canadienne en compagnie du groupe The Mohrs, également un groupe Canadien qui est représenté par une voix féminine.  Vous verrez probablement la critique de ce spectacle paraître sur le blog en début Décembre!

LE FRÈRE

http://www.thebeachesband.com/

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We All Get Lighter

Je m’attarde aujourd’hui sur un artiste canadien que j’affectionne particulièrement.  Il s’agit de Raine Maida, que tout le monde connaît sûrement pour son rôle au sein du groupe Our Lady Peace.  Je ne peux pas le nier, j’ai toujours été bien fan de ce groupe, et surtout bien fier de la tournure qu’a pris le band canadien ces dernières années.  Fidèle à leur style et à leur public, j’ai l’impression que le groupe a toujours évolué en même temps que moi, comme si on avait grandi ensemble.  Trop de band ont peur d’évoluer et restent accrochés à de vieilles sonorités. Pourquoi avoir si peur du changement?  Mais bref, aujourd’hui je désire m’attarder sur Raine Maida et non Our Lady Peace!

raine

En plus d’être un excellent musicien, il est bien de mentionner que Raine Maida est extrêmement impliqué dans la production musicale au Canada.  Il a en effet travaillé avec Avril Lavigne, David cook, Kelly Clarkson, Die Mannequin, Marianas Trench et récemment avec le quatuor féminin Beaches.  C’est malgré tout l’an passé qu’il a sorti son premier album studio, après quelques EP les années précédentes. Il a écrit, enregistré, produit et mixé entièrement l’album lui-même (hormis quelques exceptions et partenariats avec des musiciens).  Pour moi, ça ajoute beaucoup à cet album qui en ressort alors très homogène, comme un seul gros morceau.

Dès le début de l’album particulièrement sur Rising Tide, on ressent beaucoup la même énergie perçue sur les derniers albums de Our Lady Peace.  Le genre de sonorité qu’on retrouvait sur Paper Moon ou bien sur Rabbits.  Sur ce même titre on retrouve d’ailleurs de magnifiques arrangements de vents, pianos et la magnifique voix de Chantal Kreviazuk, la femme de Raine Maida.  Le chanteur canadien n’a jamais caché l’amour qu’il porte envers le Québec, particulièrement envers la ville de Montréal.  C’est justement le titre du premier single de l’album, Montreal, un hymne à la beauté de la ville, très touchant et inspirant.  C’est avec ce genre de parution que je reste très fier de notre musique canadienne, qui rapproche à mon humble avis davantage aux genres anglais qu’à nos voisins américains.

L’album se poursuit sur cette vague, suivant la voix nasillarde et contre ténor du canadien.  Chaque titre s’enchaîne très bien, This Is Gonna Hurt et SOS réussissent à nous maintenir dans la vibe créée par Raine Maida.  Le plus intéressant restera sans doute la participation de Chantal Kreviazuk à plusieurs reprises sur l’album, sa voix se marie parfaitement avec celle de Raine Maida.  C’est sans doute un album qui fait plaisir à tout les fans de Our Lady Peace.  On découvre le chanteur sous un nouveau jour et on sent la qualité de production qu’il a mis sur cet album.  Cependant, ce n’est pas un album facilement accessible, il faut affectionner ce genre artistique, des fois très planant, des fois très énergique.  Comme l’on ressent bien souvent dans ces trips solo d’artistes.

Il est difficile de parler individuellement de chaque piste, car vraisemblablement, les 8 pistes de l’album sont soudées entre elles.  On pourrait croire que l’album est court, mais selon moi, il devait en être ainsi. We All Get Lighter, c’est ce qui représente cet ensemble créé par Raine Maida.  C’est en quelques sortes un voyage au coeur de ce qui fait tripper Maida, un périble au coeur de ses inspirations.

LE FRÈRE