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Lianne La Havas – Blood

Sur son deuxième effort, Lianne La Havas délaisse un peu le folk pour une mouture plus électronique, mais la richesse de sa voix soul est toujours au rendez-vous. Malgré une production électronique bien rythmée, les pièces laissent suffisamment d’air pour que la voix grandiose de Lianne puisse décoller en envolées lyriques. Ces montées dynamiques révèlent l’incroyable trémolo de la chanteuse et sa capacité à aller chercher des notes qui nous surprennent et nous font vibrer en même temps.

Si la voix nous avait déjà émus sur le premier album, la production musicale enrichie vient maintenant donner des ailes aux compositions. Cette plus-value nous frappe d’entrée de jeu sur Unstoppable. La pièce s’introduit sur une chorale de voix tendues, fendues par l’arrivée brusque et combinée de la mélodie et de la batterie. Les synthétiseurs viennent par la suite couper tout lien gravitationnel et donner un élan céleste aux montées vocales de la chanteuse.

Green and Gold représente un autre moment fort de l’opus. La guitare dote dès les premières secondes l’atmosphère d’une nervosité que la batterie vient fouetter habilement. On voit que la voix de Lianne excelle autant dans les graves que dans les aigües, autant dans la douceur que dans l’énergie. Le flux mélodique de l’artiste nous bouscule de gauche à droite par sa variété dans la cadence et dans la hauteur.

Si La Havas a le pouvoir de nous porter aux nues avec ses envolées lyriques, d’autres morceaux, comme l’introspective Ghost, nous plongent au plus profond de nos pensées. Grow en est une autre qui ramène au grand jour la chaleur intime du premier album. La chanson présente des couplets à la voix douce de tristesse contenue, qui se libère et explose sur les refrains.

La seule chose qu’on peut reprocher à cet album est de manquer de constance, en rassemblant une collection un peu disparate de morceaux qui ne s’enchaînent pas toujours à la perfection et qui ne présentent pas tous la même qualité. Néanmoins, cela nous donne aussi l’occasion de découvrir plusieurs facettes jusqu’alors inconnues de l’artiste qui sont autant de pistes à explorer et qui me laissent pantois quant à l’allure que pourrait prendre le prochain album. En somme, je crois que Blood est un disque tout indiqué pour les amateurs d’indie rock qui aimeraient s’initier au genre soul.

Note: 7,5/10

LE NAUTONIER

À écouter:

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Jessica Pratt – On Your Own Love Again

En janvier dernier, Jessica Pratt nous livrait son deuxième effort, titré On Your Own Love Again. L’artiste américaine y présente de nouveau un folk honnête et contemplatif dans une formule épurée dont la voix et la guitare tiennent les rênes. L’ensemble est coiffé de délicates touches de synthétiseur en arrière-plan, qui viennent nourrir le caractère onirique et atemporel de l’album.

Dès les premières notes, l’artiste nous confine dans un havre de quiétude et de solitude. Wrong Hand ouvre le bal avec une ligne de guitare hypnotique, itérative sur laquelle la chanteuse perche une mélodie galopante. Le doux picking de Pratt se rapproche de la harpe par sa délicatesse.

C’est sur Game That I Play qu’on voit toute l’habilité de Pratt à reproduire une atmosphère. L’inquiétude et le réconfort s’y côtoient joliment avec une alternance perpétuelle. Le fredonnement qui constelle la pièce fait naître les notes d’angoisse, alors qu’on est bercé lors des paroles par la voix sereine et pincée de la chanteuse. La pièce se conclut sur un passage psychédélique dont le tempo croissant fait honneur à l’étiquette freak folk qu’on acolle parfois à l’artiste.

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Sur Strange Melody, Pratt parvient à bâtir une tension croissante, tension qu’elle entrecoupe de revirements mélodiques évoquant l’espoir. La facilité avec laquelle la mélodie est transformée au cours de la pièce à coup de cassures contribue à lui donner un fort caractère narratif. Même l’harmonie de superposition de voix turlutantes semble avoir quelque chose à raconter. Les paroles sont chargées d’émotion ; des vers comme «Were you coming to me to tell me you’re a man?» ou «But I see that you’re leaving, what can I say?» montrent la force de l’ébranlement qui est retenue dans la voix sereine et confiante de l’artiste.

Le morceau qui enchaîne constitue un moment fort de l’opus. Greycedes est plus entraînante que les pièces précédentes, par son rythme et par la présence de deux guitares. Ces dernières sont légèrement décalées l’une de l’autre et aussi des paroles à leur commencement, ce qui crée un bel effet.

Moon Dude, qui suit, est une pièce plus posée, mais non moins émotive. Pratt y étale toutes les qualités de sa voix, que ce soit son registre étendu, son suave trémolo ou son nasillement délicat. L’auteure parvient encore un fois à nous faire vivre une palette d’émotions tout en demeurant dans le cadre restreint de la douceur et du dépouillement.

La façon dont l’artiste fait fausser sa guitare vers la fin de Jacquelyn in the Background vient dévoiler une autre facette de l’œuvre de Pratt, à savoir son âpreté. L’album est parsemé de ces petits moments d’inharmonie qui lui donnent de la rugosité. On retrouve aussi ce genre d’accroc à l’aube de I’ve Got a Feeling, qui se construit sur une ligne de guitare discordante et sèche. La conclusion de cette piste, comme certains autres passages, n’est pas sans rappeler également les constructions mélodiques de Genesis à ces débuts, comme dans la pièce Supper’s Ready. L’analogie s’arrête là toutefois; l’ambiance et le style qui caractérisent la musique de Pratt se détachent totalement du rock progressif de Peter Gabriel et de ses acolytes.

Back Baby est probablement la pièce la plus accessible du lot. Son climat est en continuité avec le reste des morceaux, mais la guitare y est plus rythmée, la voix plus résolue, la mélodie plus rapide. La pièce définitive est pour moi la principale déception de l’opus. Il s’agit d’une balade d’une minute et demi sans véritable saveur et qui jure avec le climat mélancolique et introspectif précédemment installé.

En conclusion, Jessica Pratt nous démontre sur cet opus qu’elle connaît ses qualités et sait bien les exploiter. Même si les critiques la rapprochent des grandes dames du folk comme Joni Mitchell et Joan Baez ou établissent une parenté entre son univers lyrique et celui du groupe Fleet Foxes, Pratt réussit avec On Your Own Love Again à asseoir les frontières de son propre style. Si le caractère répétitif et uniforme des chansons peut sembler une faiblesse sur cet album, il constitue également sa grande force, puisqu’il lui donne sa cohésion et vient étoffer son atmosphère. Quand on apprend que Pratt a composé les neuf pistes en confinement dans son appartement, simplement outillée de sa guitare, d’un magnétoscope et d’un peu de re-recording, on comprend d’abord le sentiment d’exil et d’introspection qui s’en dégage, mais on constate surtout que la simplicité, par le défi de la restriction, permet parfois de dévoiler encore plus tout le talent de composition et d’interprétation d’une artiste.

Le Nautonier

Dans la mire pour 2015.

 

Mes oreilles baignent depuis déjà plusieurs années dans l’océan sonore du rock alternatif, toujours prêtes à plonger dans de nouveaux courants musicaux. Lorsqu’on m’a proposé de prendre part à la traversée de la régate de CORRESPONDANCESblog, j’ai sauté sur l’occasion de mettre à contribution mon bagage de matelot afin de lui permettre de dériver plus profond encore dans les méandres de la musique émergente et de découvrir encore davantage d’Eldorados mélodiques. Voici l’heure pour moi de lever l’ancre et d’embarquer dans l’aventure avec une première chronique, et j’ai décidé, d’emblée, de mettre le cap sur 2015 et ses promesses en musique. De nombreuses sorties d’albums ont déjà été annoncées et laissent présager une année faste pour les mélomanes. Si certains artistes laissent filtrer les détails de leurs projets au compte-goutte, en partageant des tweets cryptés ou des photos mystérieuses, d’autres nous mettent déjà l’eau à la bouche en dévoilant de nouvelles pièces dans leurs spectacles ou sur le web. Les techniques publicitaires n’auront jamais été aussi variées et inventives, et pourtant, l’actualité musicale est tellement foisonnante qu’on en perd rapidement le fil. C’est devant ce brouillard à l’horizon que j’ai choisi de dresser mon phare aujourd’hui, en inventoriant les sorties d’albums que j’attends le plus dans la prochaine année.

 

Radiohead

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Depuis la sortie de The King of Limbs en 2011 et la tournée qui en a découlé, les membres de Radiohead sont restés discrets sur les projets futurs du groupe. Si l’éventualité d’une suite est restée sur la glace, les cinq artistes de la bande n’ont pas pour autant chômé, mettant chacun de l’avant divers projets parallèles. D’abord, le chanteur Thom Yorke s’est entouré du bassiste Flea des Red Hot Chili Peppers et du réalisateur de Radiohead Nigel Godrich pour donner naissance à Atoms For Peace, un projet électro aux rythmes nerveux et disparates, bercés par la voix hypnotique de Yorke. Johnny Greenwood, de son côté, s’est affairé à la réalisation de trames sonores, composant entre autres la partition du film de Paul Thomas Anderson Inherent Vice et une suite à la trame sonore qu’il avait composée pour There Will Be Blood, du même réalisateur. Il a également performé avec divers orchestres tels que le prestigieux London Contemporary Orchestra.

C’est le bassiste Colin Greenwood qui a laissé entrevoir en premier la possibilité d’un neuvième album studio du groupe, en février dernier. «Thom vient juste de rentrer de sa tournée avec Atoms For Peace, et il a un peu de temps. Je suis désolé d’être vague… mais tout ce que je peux vous dire c’est que nous sommes heureux, positifs, et dans l’attente d’une prochaine aventure.» Deux mois plus tard, Le guitariste Johnny Greenwood, lors d’une entrevue avec le magazine britannique NME, annonçait : « nous nous rassemblerons à la fin de l’été et nous nous organiserons. Mais, vous savez, nous avons toujours été un animal qui se déplace lentement. J’imagine que c’est là que nous déciderons ce que nous ferons. » Les promesses se sont concrétisées lorsque le producteur du band a «tweeté» en septembre une photo de Thom Yorke et de Johnny Greenwood en studio, expérimentant avec des synthés modulaires, ce qui laisse présager un retour aux sonorités plus électroniques des Amnesiac et Kid A du début de la décade précédente. Fidèle à son habitude, le groupe demeure avare de commentaires dans les médias et laisse planer le doute complet sur la date de sortie de l’opus. Il serait sage de ne pas s’attendre à une campagne conventionnelle de promotion pour cet album, considérant les antécédents idiosyncratiques du groupe sur le plan marketing. On se souvient qu’ils auront été les premiers à distribuer un album à grande échelle au moyen de la vente à prix volontaire avec In Rainbows en 2007 et qu’ils ont, dans la même veine, mis à profit les cybertechnologies dans les années suivantes en téléversant leurs productions sur leur propre site web.

En attendant plus de détails, les aficionados de la formation mythique peuvent boire à la coupe des tout récents albums solos de Yorke et du batteur Philip Selway, deux parutions très respectables. Tomorrow’s Modern Boxes constitue l’offrande la plus électro de la discographie de Yorke, alors que Selway nous dévoile dans Weatherhouse son talent d’auteur-compositeur avec ses ballades folk organiques et résolument contemplatives.

 

Half Moon Run

half moon

Le groupe indie-folk québécois de l’heure nous a donné un avant-goût de leur «sophomore» lors de sa tournée estivale en jouant plusieurs des pièces qui s’y retrouveront. Le test du deuxième album est reconnu pour être critique dans la carrière d’un artiste et les Montréalais d’adoption en semblent bien conscients, vu le temps et l’application qu’ils mettent à élaborer leur album. Entrés en studio au début de l’automne, ils gardent le silence radio depuis et la date d’accouchement de leur opus demeure matière à spéculation. Les extraits de l’été nous rassurent cependant sur la qualité de ce qu’ils nous livreront.

 

James Blake – Radio Silence

james blake

Si son dernier LP, Overgrown, remonte au printemps 2013, l’année 2014 n’en aura pas été pour autant une d’oisiveté pour James Blake. D’abord, ses apparitions radiophoniques presque mensuelles à la BBC Radio 1 comme DJ maison de l’émission Residency, couplées aux nouveaux singles qu’il a partagé en primeur par le biais du programme, suffisent à contraster avec le titre du troisième album qu’il fera paraître au printemps prochain, Radio Silence. D’autre part, Blake nous a livré en décembre dernier 200 Press, un maxi plus expérimental et abstrait que ses précédents albums, qui confronte les samples R&B et les rythmes dubstep dans une atmosphère saturée. L’artiste nous a révélé que le prochain disque était déjà réalisé à 50% et qu’il serait plus agressif et plus «clubby». Également, on peut s’attendre à la présence du polyvalent Justin Vernon de Bon Iver ainsi qu’à celle du polémique Kanye West sur l’album, sans compter le troisième collaborateur dont Blake tait encore le nom et pour lequel il se dit très enthousiaste.

 

Tame Impala

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Les ambassadeurs australiens du rock psychédélique nous reviendront en force avec une nouvelle offrande en 2015, à en croire les dires de Spinning Top, la société de gestion du groupe. On ne connaît pas encore le moment de publication, mais le claviériste Jay Watson a piqué notre curiosité en avançant que l’album serait moins rock et plus électronique que les précédentes parutions. Une direction artistique qui intrigue, mais qui promet, considérant les projets avec lesquels s’est occupé Kevin Parker, le chanteur de la troupe, depuis l’acclamé Lonerism. Parmi ceux-ci, notons la participation aux formations Pond, Kevin Spacey et Mink Mussel Creek. On a pu l’entendre explorer plusieurs horizons artistiques, allant du space rock au funk, en passant par le dance. Parker a également prêté sa voix sur le single Daffodils du producteur Mark Ronson, deuxième extrait à avoir été divulgué de son opus qui a paru en janvier dernier.

 

PJ Harvey

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Polly Jean Harvey cumule plus de vingt ans dans le monde de la musique et le succès critique qui l’entoure n’a jamais dérougi depuis. L’artiste anglaise demeure la seule double récipiendaire de l’histoire du prestigieux Mercury Prize, avec Stories from the City, Stories from the Sea en 2000 et Let England Shake en 2011. Cette distinction, homologue du prix Polaris canardien, récompense le meilleur album britannique de l’année. La parution d’un album de l’auteur-compositrice est donc un événement très attendu par l’industrie de la musique. PJ Harvey nous ouvre les portes de son univers en nous permettant d’assister en direct à l’enregistrement de son album, dans un studio vitré aménagé à la Somerset House de Londres. L’exposition se veut une fenêtre sur le processus créatif d’enregistrement pour le public, mais pour l’artiste, il s’agit aussi d’une manière de stimuler ce processus, puisque les musiciens contempleront en continu les groupes de visiteurs de l’autre côté du vitrage à la manière d’un film anthropologique.

 

Louis-Jean Cormier (24 mars)

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Depuis la sortie de son premier effort solo, Le treizième étage, la carrière de Louis-Jean a connu un essor remarquable. Si son travail avec Karkwa lui avait un valu le respect des critiques et un succès notable auprès des auditeurs plus alternatifs, son parcours en solitaire le place désormais au rang d’artiste grand public. Les deux dernières années auront été bien remplies pour Cormier, avec le passage à La Voix, la tournée à travers le Québec, les concerts avec l’Orchestre Symphonique de Québec, le triplé de Félix au Gala de l’ADISQ 2013 et Les douze hommes rapaillés. Pour son prochain album, qui arrivera dans les bacs le 24 mars, Louis-Jean devra adresser une nouvelle fois un défi qu’il a relevé avec brio avec son premier disque, celui de rallier les deux solitudes, à savoir de présenter un produit qui saura plaire encore une fois aux larges audiences, sans décevoir aux mélomanes des premières notes de Karkwa.

 

Father John Misty – I Love You, Honey Bear

father john misty

Josh Tillman nous balance le 10 février prochain son second album solo, I Love You, Honey Bear. L’ex batteur de la formation folk Fleet Foxes nous prévient que le résultat sonnera plus soul que son précédent effort, Fear Fun, et qu’il sera également plus ambitieux dans les arrangements. Au menu, un mélange éclectique de cordes, de mariachis et de solos de batterie électronique. Tillman a en a surpris plusieurs en livrant son album en streaming il y a quelques semaines, mais sous un format audio MIDI, satire intelligente de la culture de streaming qui a transformé les habitudes de consommation de la musique. Il présente ironiquement SAP, un nouveau système «par lequel des albums populaires sont extraits (anglais sapped) de leurs performances, de leurs voix, de leur atmosphère et d’autres distractions afin que le consommateur puisse décider rapidement et efficacement s’ils aiment une composition musicale ou non».

On a pu l’entendre livrer un premier extrait en performance au programme de fin de soirée Letterman avec un ensemble de cordes complet de 22 personnes. L’amour, le narcissisme, l’ennui et le rire constituent les principaux thèmes abordés par l’opus.

Father John Misty a annoncé une tournée nord-américaine dans les mois à venir et s’arrêtera au Théâtre Corona de Montréal le 16 février prochain.

 

Beach House

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Le lancement d’un nouvel album en 2015 est encore au stade de rumeur, mais le duo dream-pop a offert une nouvelle chanson aux fans de Montréal lors de sa tournée Northern Exposure en 2014, une série de spectacles intimistes dans des villes nordiques du Canada et de l’Alaska, incluant les grands centres, mais également des endroits aussi inusités que Nelson, BC et Thunderbay, ON. La chanteuse Victoria Legrand, dont la grand-mère était québécoise et qui démontre bien son attachement à ses racines lors de ses passages dans la belle province en s’adressant à la foule en français, aurait d’ailleurs discuté avec des fans lors de la tournée et aurait mentionné que la formation était en enregistrement.

 

Mikal Cronin – MCIII (4 mai)

mikal cronin

Fort du succès de MCII, son dernier album applaudi par les journalistes et particulièrement par le polémique média Pitchfork, Mikal Cronin renoue avec les disquaires avec une offrande de 11 pièces qui tombera dans les mains de l’auditeur le 5 mai. L’intégralité des instruments sur les pistes, incluant du cor français, du saxophone, de la trompette et même du tzoura (sorte de luth traditionnel grec) sera jouée, à peu d’exceptions près, par le multi-instrumentiste. Conjointement à l’annonce du nouvel album, Cronin a dévoilé un premier extrait, Made Up My Mind, un morceau assez fidèle aux compositions qu’on lui connaît : une garage pop fédératrice menée par des guitares mélodiques et un piano désinvolte.

 

Le Nautonier