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The Voidz + Julian Casablancas

tyranny-coverFinalement, après une interminable fin de session, c’est le moment pour moi de vous transmettre ce que j’en pense de ce nouveau projet.  Julian Casablancas nous avait déjà confirmé qu’il offrirait du nouveau matériel solo, le projet prit finalement une tournure différente.  Pourquoi pas créer un nouveau groupe?  Encore mieux?  Créer un nouveau groupe avec son nom.  On connaît déjà le potentiel solo du New Yorkais, il est également le principal compositeur des Strokes, comment pourrait-il nous décevoir?  Julian Casablancas + The Voidz ne fera visiblement pas différence!

Ils ont nommé ce premier album Tyranny, déjà d’avance on constate par sa pochette peu attirante que le groupe vise plutôt sur la réputation de Casablancas qu’autre chose.  C’est cependant une fois dans le lecteur qu’on comprend.  Cet album n’aurait pas pu en être un solo de Julian, on ressent un souffle très différent de ces dernières parutions.  Un souffle nouveau qui garde le côté à la fois charmant et déstabilisant du chanteur.  La pièce Take Me in Your Army ouvre majestueusement l’album, son côté simpliste et les râlements lointains de Casablancas ont tout pour nous charmer rapidement.  Et que dire des accompagnements de synthétiseurs qui nous entraînent tout au long de l’album?  Tout simplement parfait, l’effet fonctionne à merveille.

C’est dans la pièce Crunch Punch qu’on reconnaîtra davantage les influences des Strokes, avec un peu moins de classe!  Chaque titre amène son grain de sel à cet album, de M.utually A.ssured D.estruction (quel magnifique titre) à Off To War… , je n’ai pas cessé d’être surpris par The Voidz.  Julian Casablancas sait visiblement bien s’entourer et je crois légitime de préférer nommer le band The Voidz + Julian Casablancas.  C’est décidément l’ampleur de cette bombe d’énergie musicale qui fera ressortir ce projet parmis les autres.

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La piste Human Sadness m’a particulièrement marqué sur Tyranny, 11 minutes qui réussisent à chasser tout doute quant à la qualité de l’album.  Les cris aigus de Julian accompagné des multiples solo en background, la déchéance, le sarcasme et la beauté s’entremêlent au sein d’un même titre hallucinant.  Je pourrais parler de plusieurs autres titres, mais je me contenterai de nommer mes autres coups de coeurs qui méritent un coup d’oeil attentif, Nintendo Blood, Johan Von Bronx et Xerox.

Je conseille à tout le monde de prendre quelques minutes pour écouter Tyranny, un album qui déstabilisera un tantinet, hors des chantiers battus et loin de tout ce qu’on avait pu imaginer.

LE FRÈRE

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The Beaches @ Divan Orange

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On est pas mal chanceux ces dernières semaines, après The Pretty Reckless, The Tea Party et Chocolat, voilà que j’ai également eu la chance d’assister au spectacle des Beaches au Divan Orange jeudi soir dernier.  Une petite soirée fraîche après une dernière semaine de cours avant les examens, un show parfait pour se reposer entre deux rush!

C’est le groupe montréalais Frisky Kids qui ouvrit le bal, malheureusement je n’ai pu assister qu’à leur deux dernières pièces.  Un groupe qui semble teinté de la vibe des Black Keys, White Stripes et des Arctic Monkeys, bref, un Garage Rock qui a de la classe.  Quoi qu’il en soit, même ma copine me murmura à l’oreille qu’ils avaient un quelque chose d’attirant dans leur son.  À suivre, je tenterai certainement de me faufiler à leur prochain passage dans la métropole.

J’ai réellement eu un coup de foudre pour le Divan Orange, magnifique petite salle qui possède une certaine chaleur particulière.  Ma Moosehead en main et un cocktail Hawaïen pour ma copine, c’est le groupe The Mohrs qui entra sur scène, originaire de Toronto et leadé par la charismatique Jackie Mohr.  Sa guitare en main et le regard plein d’assurance, Jackie était prête à donner son 110%.  Malgré le peu d’achalandage en ce jeudi soir, le public semble réceptif, personnellement j’ai adoré leur style.  Un son typiquement canadien, une assurance de leur style plutôt undeground tout en gardant une touche pop grâce à la magnifique performance vocale de miss Mohr.  Un band original qui a le potentiel de faire davantage parler dans les années à venir.

Finalement j’en oublie presque la raison de mon déplacement, Jordan Miller, Kylie Miller, Eliza Enman McDaniel et Leandra Earl, ces quatre canadiennes qui forment The Beaches.  Elles ouvrent rapidement le show avec des pièces de leur plus récent EP, Heights.  Très énergique on est vite entraîné, les gens se dirigent rapidement vers l’avant et on sent déjà que tout le monde attendait ce groupe pour bouger.  Personnellement les pièces de leur premier EP éponyme viennent davantage me chercher, mais le mix entre les deux albums du groupe se fait à la perfection.  On a droit à plusieurs solo de la part des musiciennes, ce qui reste à mon avis les meilleurs moments de ce spectacle, des Jams qui ne tardent pas trop en longueur et qui montent l’ambiance à une vitesse hallucinante.  Mention spéciale à Kylie Miller qui nous offre un moment très touchant, elle-même à la voix en s’accompagnant à la guitare pour terminer sur un solo.

Somme toute, pour tout ceux qui me diront qu’il ne s’en fait pas de bonne musique au Canada, vous ne savez pas ce que vous manquez!  Je tenterai certainement de me redéplacer à quelques spectacles plutôt underground, et vous tiendrai au courant!  D’ici là, je vous avait promis une critique du dernier projet de Julian Casablancas et se devrait être ma prochaine publication.  Peace.

LE FRÈRE

The Beaches      The Mohrs      Frisky Kids

Je vous laisse ce vidéo des Mohrs!

The Beaches.

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S’il y a un band Canadien qui selon moi a le potentiel de devenir un phénomène indie d’ampleur dans le futur, c’est bien le quatuor féminin The Beaches.  Je m’attarderai aujourd’hui à la critique de leur premier mini-album éponyme paru en 2013 et produit par nul autre que Raine Maida.  The Beaches fait parti du grand mouvement Indie Rock qui s’est emparé de nos oreilles il y a déjà plusieurs années et qui ne cesse depuis de prendre une importance inévitable.

Dès le début de l’album, c’est la pièce Loner qui a la tâche d’attirer notre attention, tâche très importante lorsqu’il s’agit d’un premier album.  La première pièce sera décisive à savoir si les gens retiendront le nom du groupe ou non.  Un son très lourd porté par la voix de Jordan Miller, ce qui apporte un contraste très intéressant, une marque bien particulière qu’on voit trop peu souvent.  Les mêmes sonorités suivent sur Absolutely Nothing, accompagné de back vocals très féminins et entraînants.  The Beaches offre un son contenant beaucoup d’influences blues utilisé de manière très rock n’ roll, voire même quelques influences hard rock très intéressantes.

C’est en créant un son propre à elles que le quatuor féminin réussit à se démarquer sur le marché.  Bien que leurs influences plongent énormément dans un son plutôt lourd et pesant, elles amènent le tout de manière très structurée, ce qui permet de faire ressortir le vocal au premier plan.  Comme on peut le voir sur Boy Wonder, les back vocals amenés par les musiciennes sont toujours très entraînants et importants.

C’est la pièce Youth Lament qui retient mon attention particulière.  Son côté simpliste permet de savourer le chant de Jordan Miller à son meilleur.  L’album se conclue sur les pièces Kids et Wanna Know, deux pièces très vivantes qui nous font découvrir un autre genre de son qui pourra nous être offert dans le future par The Beaches.  À ce moment on comprend encore mieux la pertinence de Youth Lament à la mi-album, créant le pont parfait entre deux genres de pièces qui peuvent maintenant se retrouver à la perfection.

Prenez note que The Beaches seront de passage à Montréal le 4 Décembre prochain au Divan Orange dans le cadre d’une tournée Canadienne en compagnie du groupe The Mohrs, également un groupe Canadien qui est représenté par une voix féminine.  Vous verrez probablement la critique de ce spectacle paraître sur le blog en début Décembre!

LE FRÈRE

http://www.thebeachesband.com/

…Honor is all Rancid knows

Voilà un huitième album studio qui nous est offert par la bande de Tim Armstrong.  Un album qui a tout pour plaire aux vieux fans comme aux nouveaux, un album qui procurera certainement quelques sourires nostalgiques à tout ceux qui suivent le groupe depuis leur succès mondial …And Out Come The Wolves.  D’ailleurs y aurait-il un lien entre les trois points présents devant le nom de ce nouvel album et son prédécesseur?

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Rancid est l’un de ses groupes punk ne vieillit tout simplement pas, et c’est à ces groupes qu’on définit le Punk.  NOFX, Bad Religion, Pennywise, The Offspring, Lagwagon et Rancid sont ces bands qui ont popularisé la musique Punk dans les années 90, un genre de musique qui n’a plus cessé de prendre de l’expansion depuis.  Évidemment, je ne m’attendais pas du tout à une déception lors de l’annonce d’un nouvel album pour Rancid, ayant particulièrement affectionner Let The Dominoes Fall paru en 2009.  Néanmoins, à ma grande surprise, …Honor Is All We Know s’avère encore plus surprenant que tout ce que j’avais imaginé, je me surprend à croire qu’il arrive même à la cheville de …And Out Come The Wolves.  Le producteur de cet album est nul autre que Brett Gurewitz, guitariste de Bad Religion et propriétaire du label Epitaph Records.

L’album commence déjà très énergique avec les pièces Back Were I Belong, Raise Your Fist et Collision Course, trois pièces qui sauront bien vite nous transporter dans la vibe Rancid.  …Honor Is All We Know nous entraîne par des “Oi Oi Oi!”, des back vocals bien placés, des riffs de basse puissants et la voix de Tim Armstrong qui réussie à nous charmer par son côté hors-norme assumé.  On a droit également à Lars Frederikson au chant sur plusieurs pièces de cet album, ce qui permet de profiter à 100% du potentiel du groupe, les interventions de Lars apportant toujours leur lot de surprises au son du groupe.

C’est malheureusement trop rapidement qu’on fera le tour de cet album après moins de 33 minutes réparties sur 14 pistes.  On peut néanmoins rapidement passer outre ce point négatif par la qualité de ce qui nous est livré.  Les pièces Honor Is All We Know, Already Dead et Malfunction font parties des pièces qui nous rappellent le début du groupe.  Somme toute, bien que physiquement la bande de californiens ne se ressemble plus tout après des années à vivre comme des punk-stars, leur musique dégage toujours encore aujourd’hui la même énergie puissante qui nous fit tripper dans notre jeunesse.  Le jeune punk qui se trouve toujours en moi ne peut s’empêcher de le dire, Punk’s not dead!

LE FRÈRE

The Pretty Reckless @ L’Olympia

C’est avec déjà quelques bières dans le corps que je me mis en route vers l’Olympia de Montréal la semaine dernière.  The Pretty Reckless et Adelitas Way, un beau samedi ensoleillé d’automne. La petite soirée qui s’annonçait bien mouvementée.  C’est le groupe Crash Midnight qui devait assurer la première partie dès 20h, à mon grand désarroi, lors de mon arrivé à 20h15 la première partie achevait déjà sa dernière chanson.  Qu’il en soit ainsi, je devrai les entendre une autre fois pour me faire une idée!

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Adelitas Way et une foule en délire

Je ne m’attendais pas à grand chose de leur part, n’ayant jamais été particulièrement attiré vers leur son qui sort peu des chantiers battus.  Néanmoins, on m’a souvent vanté leur énergie dégagée sur scène, après tout ça restera toujours le grande force de ces groupes de rock alternatifs qui ne cesseront pas de se multiplier.  On m’avait très bien informé, d’ailleurs je me surprend à particulièrement aimer ce que le band de Las Vegas offre à ses fans.  Ceux-ci sont particulièrement en feu, considérant qu’une bonne partie de la foule s’est déplacée pour voir Taylor Momsen, le chanteur Rick DeJesus n’en manque pas une pour rallier la foule.

C’est selon moi le point fort de cette soirée à l’Olympia, une foule extrêmement réceptive qui ne demande qu’à vivre l’expérience à fond avec les bands présent.  Les fans étaient au rendez-vous, on devait jouer un peu du coude pour se rendre au bar et au vestiaire.  Malgré le succès du groupe Adelitas Way, dès qu’ils quittèrent la scène la foule scanda déjà le nom Taylor Momsen.

Taylor Momsen & The Pretty Reckless

Si Adelitas Way a réussi à faire vibrer l’Olympia et à faire chanter la foule, il ne faisait aucun doute que The Pretty Reckless nous mènerait à l’extase.  Dès la rentrée sur scène de Taylor Momsen il n’était plus envisageable de dire un mot à son voisin.  On ne se cachera pas que c’est le centre d’attraction de ce groupe qui a particulièrement acquis son identité cette dernière année avec la sortie de leur plus récent opus, Going To Hell.  Je dois avouer qu’aujourd’hui, les membres du groupe affirment de plus en plus leur rôle, particulièrement le guitariste Ben Phillips qui m’étonne énormément à offrir des back vocals solides et pertinents.  Rapidement on remarque que le groupe semble vouloir se détacher de l’image de Taylor et s’identifier pleinement en tant que groupe.

Le choix des chansons est irréprochable, le pont parfait entre les vieux succès et le nouvel album qui se devait selon moi de rester en premier plan.  La foule chante, saute et lève le point haut et fort durant tout le spectacle, l’ambiance parfaite pour un genre de musique ou le lien entre la foule et l’artiste se doit de prendre toute son importance.

Fait à noter, entre chaque chanson, ou presque, on a droit à un blackout total.  Plus de lumière, plus de son, jusqu’au commencement de la prochaine pièce.  Ce choix de mise-en-scène me laisse perplexe, en quoi est-ce pertinent?  J’ai rapidement l’impression d’assister à la lecture live d’un album, l’absence de contenu entre les pièces devenant rapidement redondant.  Malgré tout, les déhanchements de la chanteuse semble faire rapidement oublier ce petit point négatif à une foule qui en demande tout simplement plus après chaque minute écoulé!


LE FRÈRE

Echo Champs, une musique immergente

Ça fait quelques jours que j’ai pas pris quelques minutes pour mettre quelque chose en ligne sur Correspondances.  Cependant j’avais hâte de vous partager à nouveau la musique qui me fait tripper!  Les sujets sont par milliers, déjà j’ai promis de parler du nouvel album de Julian Casablancas, je prévois également écrire sur El Pintor, nouveau bijoux d’Interpol!  Mais voilà, je m’attarde plutôt sur un artiste émergent, un étudiant en Arts visuels qui a décidé de transformer sa vision en musique.  Il se fait appeler Echo Champs, et sa musique, je vous avoue que je ne sais pas comment l’appeler!

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Son EP s’intitule Awakening et déjà par la pochette on peut s’attendre à une ambiance relaxante, une connexion avec la nature par une musique tout sauf naturelle.  Awakening c’est à mon avis la mince ligne qui sépare la musique électronique de notre folk tant aimé.  Bien que se soit un son purement électronique, il est amené d’une manière à nous faire oublier qu’il en est ainsi.  Le EP s’ouvre sur la pièce Nawi, une introduction très bien orchestrée qui nous met tout de suite dans une ambiance qui sera tenue les quelques 20 minutes d’Awakening.  Déjà qu’on sentait un son très Jazz sur la première piste, ce son prend toute son ampleur sur Amazon Leaf.  Un petit tour sur la page facebook de l’artiste me permet d’ailleurs de constater qu’il est à la base un batteur de type Jazz, ce qui n’étonne alors pas du tout!  Sons de branches, d’oiseaux, de vent et même parfois d’eau, tout ce qu’il faut pour s’immerger totalement dans cette forêt qu’on nous présente.

Il est très intéressant de voir comment cet artiste transmet sa vision de l’art dans sa musique.  C’est en effet une musique très imagée, et le titre des pièces ne nuisent pas à clarifier cette image.  Hidden Paradise n’en fait pas exception.  Les pièces s’enchaînent très bien à travers cet univers secret que désire nous faire découvrir Echo Champs.  C’est la pièce Anything qui attire particulièrement mon attention.  On sent un grand pas entre celle-ci et la précédente, une ambiance très old school, à la Daft Punk ou Disclosure.  Décidément, j’en aurais pris davantage comme celle-là!

Awakening est un EP très intéressant d’un artiste du Québec, à mi-chemin entre une musique électronique d’ambiance et des beats très Jazz.  De plus, il est disponible gratuitement sur le site personnel d’Echo Champs.  Il est toujours très agréable de découvrir de nouveau nom de chez soi, et par les temps qui courent, de nouveaux sons électroniques se n’est pas ce qu’il manque.  Echo Champs réussit malgré tout à offrir un son différent, qui visera forcément un public différent également.  Un petit pas vers une musique qui a le potentiel de prendre encore beaucoup d’ampleur au sein de l’industrie.  Que l’on aime ou pas cette nouvelle vague électronique, on ne peut pas l’ignorer, et personnellement, j’aime beaucoup ce qu’il en ressort.

LE FRÈRE

Site web d’Echo Champs: http://echochamps.bandcamp.com/releases

Facebook d’Echo Champs: https://www.facebook.com/champsecho?fref=ts