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Je suis allé voir Streetlight Manifesto.

Je l’ai déjà mentionné souvent par le passé, le genre musical qui m’a toujours attiré particulièrement restera sans aucun doute le punk. Bien que je me considère assez diversifié, fondamentalement, au fond de moi-même je suis un Punk. Dès qu’on rentre dans cette catégorie, on a pas le choix d’un jour tombé dans l’univers du Ska, les Reel Big Fish, Less Than Jake, Goldfinger, Mad Caddies et évidemment Streetlight Manifesto de ce monde! Comment ne pas être charmé par la nature festive de cette musique, par cette sensation qui s’empare de nous quand on entend le premier solo de sax baryton. Personnellement je n’y peux rien, la magie du ska s’empare de moi.

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C’était donc samedi dernier, 17 octobre, après une magnifique journée à manger de délicieuses bouchées à la foire culinaire complètement courge d’Hochelaga-Maisonneuve, que je me dirigeai non sans hâte au Metropolis de Montreal. J’ai attendu assez longtemps pour enfin me rendre à un show de Streetlight Manifesto, moi qui les suit depuis mon adolescence, je rêvais depuis longtemps de les voir sur scène. C’est sans trop se faire attendre que le groupe prend place sur scène, ouvrant sur la pièce With Any Sort Of Certainty, tiré de leur plus récent album The Three Of Us. L’ambiance s’installe très rapidement, les gens connaissent le groupe, connaissent les albums, et le Metropolis affiche complet, que demander de mieux?

Streetlight Manifesto offre un spectacle très friendly, une simple toile d’un lampadaire de rue en guise de background et quatre micros au devant de la scène près à accueillir guitare, saxophones, trompette et trombone. Nombreux classiques du groupe sont présent tout au long de la soirée, dont plusieurs tiré de leur premier album. On sent néanmoins que Keasby Nights est quelque peu délaissé. Même s’il s’agit pour moi d’un incontournable, je ne suis pas déçu d’entendre A Better Place, A Better Time, un des moments forts de la soirée il faut se le dire.

Impossible de passer à côté, A Moment Of Silence et A Moment Of Violence resteront à jamais gravé dans ma mémoire, la foule y était, l’ambiance était démesuré. Il faut dire que Tomas Kalnoky sait y faire, les moments calmes ou il joue en solo, puis quand les cuivres reprennent possession du terrain sont tout à fait magnifiques. Le groupe offrira également The Big Sleep en guise de dernière pièce avant de revenir pour deux supplémentaires.

Le dernier album du groupe n’est malgré tout pas laissé de côté, bien que l’accent ait été mis sur Everything Goes Numb et Somewhere In The Between, on a droit à plusieurs titres de leur dernier opus, qui ne sont absolument pas déplaisant. Mention spéciale à Toe to Toe, ballade ska parfaite. C’est sans arrêt qu’on aura pu admirer des dizaines de fans faire du body-surfing et des moshpit un peu partout dans la salle, très apprécié de voir autant de personne vivre le show à fond! Selon moi certains titres manquaient à l’appel mais je reste amplement satisfait de cette performance de plus de 90 minutes de groupe. J’espère bien pouvoir y refaire un tour à leur prochaine visite. Peace!

LE FRÈRE

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Mes buzz de septembre

-Oui, ça fait un moment qu’on a pas écrit.
-Oui, le projet fait pitié en ce moment.
-Non c’est pas une raison pour abandonner.

Je prends quelque minutes aujourd’hui pour présenter simplement mes coups de coeur, aka. buzz, du mois de septembre. Étant quelqu’un qui abuse littéralement de chaque seconde ou il est possible de cliquer sur play, j’ai peu de difficulté à retrouver les titres qui furent vraiment écoutés plus que les autres!

Commençons avec le 5e titre sur le premier album de la formation The Arcs, side-project de Dan Auerbach des Black Keys, soit Everything You Do (You Do For You). Bien que j’ai énormément apprécié l’entièreté de l’album, cette chanson en particulier n’a pas cessé de rejouer à maintes reprises ces dernières semaines!

Le mois dernier j’allais assister au concert du groupe canadien Viet Cong au théâtre Fairmount, évidemment qu’ils feraient parti de cette liste! Quelle autre meilleure raison d’écouter une pièce sur répétition que de vouloir hurler les parole comme un déchaîner lors d’un spectacle? Je donne une mention spéciale à la pièce finale Death, mais je dois l’avouer, cet album je l’ai dévorer en entier des dizaines et des dizaines de fois le mois dernier!

Si ce n’était pas que je passe plusieurs heures par semaine, seul en voiture, je crois que les gens qui vivent avec moi ne serait plus capable d’entendre la pièce Reflections du dernier opus de Django Django! Si j’avais due les placer en ordre d’abus, elle aurait certainement été au premier rang.

Mon prochain buzz est moins récent que les précédents, mais tout aussi intéressant! C’est pendant des heures de trafics sur l’autoroute Décarie que j’écoutai le dernier album de Mauves, et à plusieurs reprises un petit rewind quand passait Portrait, 3e titre de l’album.

Je vais terminer sur un autre titre moins récent, mais encore une fois plus qu’intéressant! C’est l’une des formations favorites, je dois l’avouer, paru sur leur plus récent album, Underneath The Rainbow. Plus particulièrement la pièce Boys In The Wood. Pour mon quotidien, écouter du Black Lips fait vraiment partie de mes moments favoris, et je ne saurais même pas dire pourquoi!

Je profites du moment pour vous partager une de mes playlist, composé de plusieurs de mes coups de coeur généraux, peace!

LE FRÈRE

Kings Of Nowhere – The Mohrs @ Quaie des Brumes

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Dans ma dernière publication, je vous ai parlé de cette fin de semaine du mois de février, ou j’ai eu la chance d’aller pour la première fois au Quaie Des Brumes, assister au spectacle du groupe rock canadien The Mohrs.  C’est en première partie d’un autre groupe canadien, The Beaches, que j’ai fait leur connaissance l’an dernier.  Je m’étais promis de retourner les voir à leur prochain passage, c’est maintenant fait!  Et je dois vous dire que je ne regrette aucunement mon déplacement.

Le spectacle tombait parfaitement quelques jours après la sorti de leur premier album, Kings Of Nowhere, j’ai donc eu quelques jours pour me le rentrer dans la tête avant le show.  Accompagné de ma demoiselle, j’ai pris place dans la salle, une bonne MacTavish du Trou Du Diable en main, que demander de mieux?  Dès les premières notes, lorsque j’entrepris de chanter en choeur avec le groupe, je compris que le fan, ce soir là c’était moi.  Jackie Mohr a tout pour donner envie de se lever et de tripper, j’adore cette énergie qu’on retrouve chez The Mohrs, une musique simple et des riffs efficaces, parfois il n’en faut pas davantage!

C’est donc sans prendre de pause que moi et ma copine profitèrent de ce moment en chantant avec ce groupe qui avait joué pas mal sur repeat dans l’appartement cette semaine là!  The Mohrs c’est un rock faisant penser aux Foo Fighters, à Heart ou les Pretenders, tout en gardant une touche personnel, un léger son de garage rock.  Inutile de nier que c’est Jackie Mohr qui lead le groupe, sa motivation se lit sur son visage, guitare en main debout devant son micro, la scène c’est son élément.  Les trois boys qui l’entourent assurent à merveille les back vocals qui prennent tout leur sens une fois en Live.

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Je profite de cette publication pour faire un léger retour sur Kings Of Nowhere, premier album complet du groupe.  C’est le single Better qui ouvre le bal sur cet album qui contient quelques surprises très intéressantes.  J’ai particulièrement apprécié Perfectly Sane et Killer, deux pièces qui représentent exactement le genre du groupe.  Néanmoins, la pièce éponyme Kings Of Nowhere se tient certainement au sommet de ma liste, donnant un sens à tout cet album, son rythme à sauce pop ayant tout pour être entraînant.  The Mohrs nous offre un album osé, un album hors des standards du moment et prêt à venir nous rentrer dedans.  Kings Of Nowhere est parfait pour se changer les idées dans une musique à première vu simpliste mais aux arrangements très intéressants.

J’ai également eu la chance de discuter avec le band après le show, eux-mêmes étant venu nous retrouver à notre table pour faire connaissance.  J’adore ces groupes qui n’essaient pas de se prendre pour quelqu’un d’autre et qui prennent le temps d’être là pour les fans.  The Mohrs c’est ce genre de band, si vous allez vers eux ils vous accueilleront à bras ouverts, et si vous n’y allez pas, c’est eux qui viendront à vous!  Si The Mohrs passe au petit bar miteux de votre coin, je vous conseille fortement d’y aller, quelques bières en main et vous serez rapidement satisfait.  Je vous revient cette semaine sur des critiques d’albums qui ont marqués ces derniers mois.

LE FRÈRE

Les conseils de Papa Roach

F.E.A.R. : Fuck Everything And Run?

Lors de son arrivé en studio, c’est avec un gros sharpie à la main que Jacoby Shaddix inscrivit en gros sur le mur du studio F.E.A.R. .  La peur, voilà ce qui motivait le chanteur de Papa Roach a vouloir retourner en studio.  D’après ce que j’en sais, notre petit Jacoby, déjà peu réputé par sa sainteté, aurait passé beaucoup de temps à Las Vegas ces dernières années.  Comme vous devez vous en douter, on ne passe pas son temps à boire le thé, à Las Vegas.   C’est tout de même avec une grande motivation, et le désir de vaincre cette peur, que le groupe décida de travailler avec le duo de production père-fils, Kane et Kevin Churko.  Un choix plus que sensé, Kevin Churko ayant travaillé avec Ozzy Osbourne, Slash, Five Finger Death Punch et même Ringo Starr!  (D’accord, ce dernier n’est pas si impressionnant…)  C’est donc dans un studio situé à Las Vegas, lieu même de tout ses soucis, que Jacoby et ses compatriotes de Papa Roach s’aventurèrent à prouver à nouveau à tous que Papa Roach, c’est pas mort.

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Jacoby avoue avoir longtemps eu en tête la signification Fuck Everything And Run à l’acronyme F.E.A.R. .  Ce n’est que plus tard qu’ils décidèrent plutôt d’utiliser Face Everything And Rise, un choix plutôt judicieux.  La pièce éponyme de l’album réussit rapidement à nous emporter dans la vague.  Si comme moi vous avez gueuler les paroles de Last Resort un nombre incalculable de fois, cet album est pour vous!  Un retour au source?  aucunement.  Un vent de fraîcheur? assurément.

En 2015, le rock est lourd.

Il ne faut pas se mentir, chaque fois que ce genre de groupe sort un album, on se dit que se sera certainement le dernier!  Déjà en 2012, on n’y croyait pas de voir Papa Roach revenir en force avec The Connection.  Et voilà qu’ils sont de retour en 2015.  On ne peut certainement pas les accuser de ne pas vouloir faire rocker à nouveau leurs fans qui semblent rester très fidèles.  F.E.A.R. se trouve être un album très actuel, aux sonorités du temps et aux teintes  électro dont on ne peut se passer aujourd’hui.  En effet, c’est un son très loud qui nous est offert sur cet album, des riffs pesants, une bass qui vient nous claquer au visage, tout pour être satisfait!

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Skeletons, Broken As Me, Falling Apart, des pièces qui arrivent à nous rappeler le bons vieux temps.  Malgré une évolution hallucinante du style du groupe, on ressent toujours cette même énergie qui nous faisait tripper dans le temps de Infest au début des années 2000.  Les pièces qui m’ont fait particulièrement accroché à F.E.A.R. sont sans hésiter Love Me Till It Hurts et Warriors.  (Si vous deviez en écouter deux sur repeat, c’est celle-ci que je vous conseillerais!)

Je ne désire pas entrer davantage sur l’énumération des pistes, car au final, dans son ensemble, c’est un album typique de Papa Roach.  Des refrains accrocheur, une parfaite dose de pop, des moments plutôt calme ou Jacoby arrive à nous faire sortir quelques larmes, et des moments très pesants ou il arrive à tout simplement nous donner envie de tout casser autour de nous!  O.K., j’exagère quelque peu.  Tout ce que j’ai à dire c’est adorez-le, haïssez-le, achetez-le ou downloadez-le, mais ce qui importe le plus, c’est de l’écouter.  Je peux vous garantir que vous trouverez assurément une ou plusieurs pistes qui feront votre bonheur.

LE FRÈRE

48:13

Il fait déjà quelques mois que Kasabian nous envoyait ses dernières folies, de quoi nous faire danser, sauter, chanter, mais surtout de quoi nous surprendre à coup sur.  C’est depuis le succès mondial de leur premier album éponyme en 2004 que Kasabian s’affirme en tant que futur leader de la britpop au Royaume-Unis, un titre qu’ils pourraient bien détenir aujourd’hui.  Mélangeant le rock alternatif, la pop, le glam rock, le psychédélique, l’électronique et même le hip hop, Kasabian a toujours su démontrer un son propre à eux, une énergie particulièrement entraînante.  Le cinquième album studio du groupe est à nouveau écrit par la plume de Sergio Pizzorno, guitariste et réel cerveau derrière cette machine à succès.  On a l’habitude depuis West Ryder Pauper Lunatic Asylum (2009) à devoir s’incliner devant les subtilités d’arrangements du musicien, qui semble savoir exactement comment Tom Meghan pourra transposer l’énergie proposer une fois sur scène.

Sergio prétend livrer ici le meilleur album de Kasabian en carrière, et que se soit vrai ou non, c’est certainement celui-ci et toute la publicité qui l’entoure qui leur permit de s’épanouir en tant que groupe majeur dans les plus grands festivals du Royaume-Unis l’été dernier.  Qu’on aime ou pas, impossible à le nier, Kasabian rejoint aujourd’hui la cours des grands.  Personnellement j’ai été charmé il y a longtemps déjà par Empire, second album du groupe, et plus récemment ces trois dernières années par l’entièreté de leur oeuvre.  Néanmoins, malgré une attente quasi interminable jusqu’à la sortie de 48:13 au Canada, cinq mois plus tard, c’est avec un regard critique que je m’attaquais à l’écoute de cet album.

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DANCE DANCE DANCE : L’électronique en avant-plan.

L’expansion de la musique électronique des dernières années est un sujet qui s’est glissé dans plusieurs de nos précédents articles.  Difficile de passer à côté, les avancés technologiques ont toujours eu un impact direct sur les nouvelles générations de musiciens et les nouveaux genres qui apparaissent chaque année.  Kasabian avait beaucoup fait parler déjà en 2004 avec l’album Kasabian, dans un contexte ou le indie rock commençait à connaître une expansion phénoménale, qui ne s’arrêta d’ailleurs jamais. Aujourd’hui, peut on encore parler de rock indépendant?

C’est avec une approche très différente que le groupe mise à nouveau sur des synthétiseurs au premier plan pour marche sur les traces de leur premier album 10 ans plus tard.  Un désir de revenir aux sources, de rendre un hommage à l’album qui leur ouvrit la route vers le succès?  Je serais prêt à dire que Kasabian est allé encore plus loin que tout ce qu’ils ont tenté jusqu’à présent.  L’électronique est tout au long de l’album au premier plan, ce qui n’est pas pour déplaire, permettant au groupe de créer précisément l’ambiance désirée, appuyant les riffs de bass de Chris Edwards, ce qui les fait ressortir davantage, notamment dans Bumblebeee, Stevie et Doomsday.  On y retrouve plusieurs avantages, mais également des points négatifs.  Sur certains morceaux, l’ajout de beat électronique semble être abusif, voir inutile.  Sur Explodes par exemple, une pièce que j’ai pris particulièrement d’affection, qui malheureusement se voit à mon avis trop submergé par ces riffs très lourd qui sont apportés par un Sergio plein de bonnes intentions, on en perd l’essence de la pièce.

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48:13 LIVE : Une machine à succès.

Qu’on parle de Bumblebeee, Stevie, Doomsday, Treat ou Clouds, on peut tout de suite voir comment cet album sera transmis sur scène.  Et c’est le cas de l’entièreté de cet album, qui heureusement ne se résume pas qu’à des pistes et beat sans fin.  Malgré que c’est ce quoi on retient particulièrement, il n’en demeure pas moins que Kasabian ne se réinvente pas totalement.  Glass, Clouds, Bow et S.P.S. viennent nous rappeler à quel groupe nous avons à faire.  Des pièces qui rappelleront sans doute leur précédent opus, Velociraptor!.

Je vous conseille de jeter un oeil sur Youtube, le spectacle de Kasabian au Glastonbury, peu de temps après la sortie de 48:13, un spectacle qui vous convaincra sans doute de l’énergie dégagée par le groupe sur scène.  On avait eu droit en 2011 à un show live enregistré au O2 à Londres, un spectacle que je ne me lasse pas de réécouter chaque mois, si ce n’est pas plus souvent. Une version live de la tournée 48:13 sera disponible dans peu de temps au Canada, en espérant une version blu-ray, j’ai plutôt hâte de voir ce qu’il en ressortira.

En 2004 les critique étaient unanimes, Kasabian irait loin, marchant sur les traces de Oasis et de Blur à la recherche du succès.  Ce n’est un secret pour personne, l’ego démesuré de Sergio Pizzorno l’obligeait à ne viser qu’une seule chose, la gloire.  Son arme pour y arriver?  Tom Meighan.  Le chanteur plus que charismatique du groupe a tout pour plaire au public, l’attitude et le style, accompagné d’un guitariste à la coiffure impressionnante.

Succéder à Velociraptor!?  It’s Eez-Eh.

Encore aujourd’hui je suis d’avis que le précédent album du groupe, Velociraptor! (2011), constitue l’oeuvre la plus accomplie du groupe.  Par des pièces tel que Days Are Forgotten, La Fée Verte et Switchblades Smiles, Kasabian avait su offrir quelque chose d’une extrême qualité.  Malgré la grande différence entre 48:13 et son prédécesseur, on y ressent une énergie très similaire sur plusieurs morceaux, et c’est ce qui vient sauver les points négatifs de l’album.  Je crois que le groupe avait besoin d’offrir quelque chose de différent, pour s’ouvrir à de nouveaux horizons.  Je l’ai dit à plusieurs reprises, je respecte énormément ces groupes qui osent prendre des risques plutôt que de s’asseoir sur ce qu’ils ont déjà établi.

Kasabian nous a prouvé qu’il est toujours possible de nous offrir des morceaux d’une grande qualité, des morceaux énergiques avec une touche de psychédélique qui nous fait encore plus aimer le groupe.  En somme, 48:13 est un album qui effectue un excellent récapitulatif de la carrière du groupe, on y reconnaît par-ci par-là des touches qui font penser aux précédents opus, dans une ambiance propre à cet album ci.  Je ne peux pas dire que 48:13 est pour moi un album coup de coeur.  Cependant, après plusieurs écoutes j’en viens à croire qu’il permettra au groupe de s’épanouir encore davantage sur la scène internationale.  Sergio Pizzorno a déjà annoncé que le prochain album était presque écrit entièrement, je ne doute pas qu’il saura nous surprendre encore une fois.

LE FRÈRE

Un album, une critique #2

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Je commence l’année avec un retour de mon petit jeu, un album, une critique.  L’idée est de choisir un album qui nous est inconnu et de le critiquer après seulement une écoute.  Sans plus d’attente, les grands gagnants sont aujourd’hui le band Solids et leur album Blame Confusion paru en 2013!  C’est à nouveau grâce à Poulet Neige que je me suis procuré leur album. Je ne connais aucunement ce groupe, mais déjà la première pièce prévoit quelque chose d’intéressant!  Solids a tout pour rappeler des groupes tel que Pink Mountaintops, The Black Lips ou encore Wavves.  Dans un genre Garage Rock, la guitare dite sale est assurément leur arme de prédilection.  Personnellement c’est un genre de musique que je prend toujours beaucoup de plaisir à revoir, un son assumé dans une imperfection resplendissante.

C’est en écoutant les premières pièces de l’album que je me permet de vaguer sur les internets à la recherche d’informations à leurs sujets, déjà que je connais assez bien le genre de musique qu’exploite Solids.  Over The Sirens, Off White et Traces livrent parfaitement ce à quoi  on peut s’attendre d’un album Garage Rock, un son lourd qui permet de se vider l’esprit le temps d’un album.  C’est sur Haze Away que je fut particulièrement intéressé, un petit côté rock alternatif qui me rappela Balance and Composure.  C’est d’ailleurs dans cette optique que se poursuit l’album Blame Confusion dans sa pièce éponyme et sur la pièce Laisser Faire.  Tout en gardant sa sonorité de band de garage, Solids nous montre une autre facette de sa personnalité.  Plus définie et plus relaxant, l’album semble déjà bien travaillé et contenir plusieurs variétés.

J’ai particulièrement aimé la dernière partie de l’album, un côté plus agressif, très pesant mais aussi plus défini. La pièce Cold Hands offre un excellent moment instrumental, un jam parfait qui démontre la connexion entre les musiciens.  Through The Walls se poursuit sur cette magnifique lancée, l’énergie dégagée est tout simplement parfaite, il est très facile de se laisser emporter par le rythme offerts par le band.  L’album se conclura sur Terminal, une pièce très bien choisir pour fermer la boucle de Blame Confusion, une pièce qui fait assurément partie de mes coups de coeur de l’album.

C’est ce qui conclut cette critique de Solids, après seulement une écoute de Blame Confusion je suis déjà sous l’emprise du groupe.  Vous me verrez certainement en reparler en format critique live ou s’ils sortent un nouvel album cette année!  Encore une fois, un album, une critique me fait découvrir un album que j’aurais due écouter bien avant.  Je n’ose imaginer le nombre de fois ou l’on passe par-dessus une découverte intéressante par manque de temps ou de motivations.  Je vous encourage à faire de même avec des albums et groupes que vous ne connaissez pas!  N’hésitez pas à m’envoyer des suggestions, j’essaierai de retenter l’expérience dans les prochaines semaines.

LE FRÈRE

Je vous laisse ici le lien vers Poulet Neige: http://pouletneige.com/

Et un autre vers le bandcamp de Solids : http://solids.bandcamp.com/album/blame-confusion

Mon buzz 2014? Broken Bells.

L’année tire déjà à sa fin, on en vient a se poser plusieurs questions et même pour certain a planifier de futures résolutions, celles passés étant déjà passé dans l’oubli.  Pour ma part, je ne me rappel même plus si j’en avais prises!  On retrouve par les temps qui court plusieurs top10 des meilleurs albums de l’année, ou les meilleurs albums à venir en 2015.  Une chose est sur, on a été royalement servie en 2014 et la prochaine année s’annonce assez lucrative.  Pour ma part je ne tenterai pas de déterminer quels albums mériteraient d’être dans une tel liste.  Plusieurs albums furent joué sur repeat dans mon lecteur, au grand malheur de ma copine qui a parfois voulu m’arracher la tête à force d’entendre souvent les mêmes chansons…  Un album en particulier marqua plusieurs grands moments de mon année 2014, After The Disco du groupe Californien Broken Bells.

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Des moments triste de l’année aux bons moments, c’est assurément le seul album qui s’avéra m’accompagner tout au long de mes aventures (et mésaventures…).  Je les ai découvert beaucoup trop tard a mon goût, peu après la sortie de leur second album en Février passé.  Composé du producteur Brian Burton, plus connu sous le nom de Danger Mouse (U2, The Black Keys, Sparklehorse) et du chanteur du groupe The Shins, James Mercer, Broken Bells est selon moi difficilement classable dans une catégorie précise.  À la fois très indie rock, la touche expérimentale du groupe a quelque chose de peu commune, joignant facilement l’électronique à une guitare sèche très simpliste.  Grossièrement, ce duo très profond livre une ambiance qu’on retrouve dans peu d’autres projets.

Dès les premières minutes de l’album, Perfect World nous annonce assez bien ce à quoi on aura droit.  C’est la voix très monotone de James Mercer qui donne le ton à cet album, accompagné des rythmes de Danger Mouse, cette monotonie se transforme alors en une énergie saisissante.  C’est néanmoins dans la pièce After The Disco qu’on comprend tout le sens de ce mix inhabituel.  Lorsque James Mercer montre tout le registre de voix qu’il possède, encore une fois on ne décroche pas de ces rythmes qui restent encrés dans notre tête.  L’une des pièces fortes de l’album, Leave It Alone, un hymne émotionnel captivant à souhait, sans contredits l’une des meilleurs compositions du duo.

Broken-Bells

On ressent énormément la vibe de Danger Mouse sur After The Disco, tel qu’on a pu le sentir également sur Turn Blue, le plus récent opus des Black Keys ou sur la dernière parution de U2, Songs of Innocence.  C’est le son typique du producteur, poussé à son maximum, démontrant très clairement ce qu’il a amené dans ses collaborations avec des groupes très imposants.

‘’Give it up, give it up, you lost control

Cause nothing stays around too long’’

Ce qui me fascine le plus de Broken Bells c’est sans doute leur capacité à créer des rythmes qui accompagnent parfaitement les thèmes abordés, on peut facilement comprendre ce qu’ils ressentaient en enregistrant la pièce.  La pièce Control reflète parfaitement cette capacité que les deux musiciens exploitent tout au long de l’oeuvre.  Le même principe se retrouvera sur la fin d’un album qu’on apprend à découvrir à chaque nouvelle écoute.  Les pistes The Angel And The Fool et The Remains Of Rock & Roll concluent à merveille cette épopée d’un groupe qu’on entendra assurément davantage parler dans les prochaines années.  J’attends déjà avec impatience leur prochain album, moi qui doit avoir écouter After The Disco une bonne centaine de fois cette année!

Je profites de ces quelques lignes de probablement ma dernière publication de l’année (peut-être l’avant-dernière…) pour vous inviter à nous transmettre vos buzz de l’année, la musique qui vous a fait tripper plus que tout!  Mais principalement, faites-nous découvrir des choses!  Qu’est-ce qui attends correspondancesblog en 2015?  On espère plusieurs articles, encore davantage de critique Live, peut-être de nouveaux collaborateurs?  On a énormément de plaisir à écrire et avons plusieurs projets en tête pour la suite!

LE FRÈRE