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Mon buzz 2014? Broken Bells.

L’année tire déjà à sa fin, on en vient a se poser plusieurs questions et même pour certain a planifier de futures résolutions, celles passés étant déjà passé dans l’oubli.  Pour ma part, je ne me rappel même plus si j’en avais prises!  On retrouve par les temps qui court plusieurs top10 des meilleurs albums de l’année, ou les meilleurs albums à venir en 2015.  Une chose est sur, on a été royalement servie en 2014 et la prochaine année s’annonce assez lucrative.  Pour ma part je ne tenterai pas de déterminer quels albums mériteraient d’être dans une tel liste.  Plusieurs albums furent joué sur repeat dans mon lecteur, au grand malheur de ma copine qui a parfois voulu m’arracher la tête à force d’entendre souvent les mêmes chansons…  Un album en particulier marqua plusieurs grands moments de mon année 2014, After The Disco du groupe Californien Broken Bells.

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Des moments triste de l’année aux bons moments, c’est assurément le seul album qui s’avéra m’accompagner tout au long de mes aventures (et mésaventures…).  Je les ai découvert beaucoup trop tard a mon goût, peu après la sortie de leur second album en Février passé.  Composé du producteur Brian Burton, plus connu sous le nom de Danger Mouse (U2, The Black Keys, Sparklehorse) et du chanteur du groupe The Shins, James Mercer, Broken Bells est selon moi difficilement classable dans une catégorie précise.  À la fois très indie rock, la touche expérimentale du groupe a quelque chose de peu commune, joignant facilement l’électronique à une guitare sèche très simpliste.  Grossièrement, ce duo très profond livre une ambiance qu’on retrouve dans peu d’autres projets.

Dès les premières minutes de l’album, Perfect World nous annonce assez bien ce à quoi on aura droit.  C’est la voix très monotone de James Mercer qui donne le ton à cet album, accompagné des rythmes de Danger Mouse, cette monotonie se transforme alors en une énergie saisissante.  C’est néanmoins dans la pièce After The Disco qu’on comprend tout le sens de ce mix inhabituel.  Lorsque James Mercer montre tout le registre de voix qu’il possède, encore une fois on ne décroche pas de ces rythmes qui restent encrés dans notre tête.  L’une des pièces fortes de l’album, Leave It Alone, un hymne émotionnel captivant à souhait, sans contredits l’une des meilleurs compositions du duo.

Broken-Bells

On ressent énormément la vibe de Danger Mouse sur After The Disco, tel qu’on a pu le sentir également sur Turn Blue, le plus récent opus des Black Keys ou sur la dernière parution de U2, Songs of Innocence.  C’est le son typique du producteur, poussé à son maximum, démontrant très clairement ce qu’il a amené dans ses collaborations avec des groupes très imposants.

‘’Give it up, give it up, you lost control

Cause nothing stays around too long’’

Ce qui me fascine le plus de Broken Bells c’est sans doute leur capacité à créer des rythmes qui accompagnent parfaitement les thèmes abordés, on peut facilement comprendre ce qu’ils ressentaient en enregistrant la pièce.  La pièce Control reflète parfaitement cette capacité que les deux musiciens exploitent tout au long de l’oeuvre.  Le même principe se retrouvera sur la fin d’un album qu’on apprend à découvrir à chaque nouvelle écoute.  Les pistes The Angel And The Fool et The Remains Of Rock & Roll concluent à merveille cette épopée d’un groupe qu’on entendra assurément davantage parler dans les prochaines années.  J’attends déjà avec impatience leur prochain album, moi qui doit avoir écouter After The Disco une bonne centaine de fois cette année!

Je profites de ces quelques lignes de probablement ma dernière publication de l’année (peut-être l’avant-dernière…) pour vous inviter à nous transmettre vos buzz de l’année, la musique qui vous a fait tripper plus que tout!  Mais principalement, faites-nous découvrir des choses!  Qu’est-ce qui attends correspondancesblog en 2015?  On espère plusieurs articles, encore davantage de critique Live, peut-être de nouveaux collaborateurs?  On a énormément de plaisir à écrire et avons plusieurs projets en tête pour la suite!

LE FRÈRE

 

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The Voidz + Julian Casablancas

tyranny-coverFinalement, après une interminable fin de session, c’est le moment pour moi de vous transmettre ce que j’en pense de ce nouveau projet.  Julian Casablancas nous avait déjà confirmé qu’il offrirait du nouveau matériel solo, le projet prit finalement une tournure différente.  Pourquoi pas créer un nouveau groupe?  Encore mieux?  Créer un nouveau groupe avec son nom.  On connaît déjà le potentiel solo du New Yorkais, il est également le principal compositeur des Strokes, comment pourrait-il nous décevoir?  Julian Casablancas + The Voidz ne fera visiblement pas différence!

Ils ont nommé ce premier album Tyranny, déjà d’avance on constate par sa pochette peu attirante que le groupe vise plutôt sur la réputation de Casablancas qu’autre chose.  C’est cependant une fois dans le lecteur qu’on comprend.  Cet album n’aurait pas pu en être un solo de Julian, on ressent un souffle très différent de ces dernières parutions.  Un souffle nouveau qui garde le côté à la fois charmant et déstabilisant du chanteur.  La pièce Take Me in Your Army ouvre majestueusement l’album, son côté simpliste et les râlements lointains de Casablancas ont tout pour nous charmer rapidement.  Et que dire des accompagnements de synthétiseurs qui nous entraînent tout au long de l’album?  Tout simplement parfait, l’effet fonctionne à merveille.

C’est dans la pièce Crunch Punch qu’on reconnaîtra davantage les influences des Strokes, avec un peu moins de classe!  Chaque titre amène son grain de sel à cet album, de M.utually A.ssured D.estruction (quel magnifique titre) à Off To War… , je n’ai pas cessé d’être surpris par The Voidz.  Julian Casablancas sait visiblement bien s’entourer et je crois légitime de préférer nommer le band The Voidz + Julian Casablancas.  C’est décidément l’ampleur de cette bombe d’énergie musicale qui fera ressortir ce projet parmis les autres.

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La piste Human Sadness m’a particulièrement marqué sur Tyranny, 11 minutes qui réussisent à chasser tout doute quant à la qualité de l’album.  Les cris aigus de Julian accompagné des multiples solo en background, la déchéance, le sarcasme et la beauté s’entremêlent au sein d’un même titre hallucinant.  Je pourrais parler de plusieurs autres titres, mais je me contenterai de nommer mes autres coups de coeurs qui méritent un coup d’oeil attentif, Nintendo Blood, Johan Von Bronx et Xerox.

Je conseille à tout le monde de prendre quelques minutes pour écouter Tyranny, un album qui déstabilisera un tantinet, hors des chantiers battus et loin de tout ce qu’on avait pu imaginer.

LE FRÈRE

Chocolat au Zénob de Trois-Rivières; pour l’amour de la musique.

La sloche recommence à joncher les rues, le stress du temps des fêtes se fait sentir sur le visage des passants, mais ce soir là, on s’en fout. À quelques jours du spectacle, on avait vu passer sur la page facebook du Zénob l’annonce d’une veillée en compagnie de Chocolat. Si le nom vous sonne une cloche, c’est sans doute que vous vous êtes intéressés à Jimmy Hunt dans les dernières années.

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Une fois bien assis à une table un peu en retrait, on attend tranquillement, en sirotant une bière ou deux, ou trois… que commence Corridor, qui lancent le bal avant Chocolat. Dès les quelques minutes de tests de son, on remarque que Corridor fait dans un type de musique qui s’apprécie très bien dans la salle de spectacle qui n’en est pas une du Zénob. Particulièrement axée sur la relation entre les deux guitares, la musique de Corridor a tout pour ne jamais passer à la radio, mais n’est-il pas agréable de tomber en décalage quelques fois? Déjantée, leur performance de l’intégrale de l’album Un magicien en toi est davantage parvenue à m’accrocher à sa deuxième moitié. Était-ce par l’accoutumance de mon oreille à ce son hors de l’ordinaire ou parce que la progression de l’album se constitue de manière à laisser un souvenir plus prenant sur leur musique? Dur à dire. Reste cependant que Corridor est un groupe qui fait dans la différence et qu’on aime ça ainsi.

Après une période d’attente très raisonnable, Chocolat entre en scène d’une manière des plus intéressantes. En effet, aucune arrivée officielle du band ne peut créer de surprise quand, quelques minutes avant le spectacle, le groupe est au bar à deux mètres de tout le monde dans la salle vu la taille de celle-ci. Ainsi, un dernier test de son, finissant par se transformer en jam se métamorphose devant nous en l’introduction sans présentation à un spectacle où rien d’autre ne sera important que la musique.

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J’avais déjà fait à plusieurs reprises l’écoute du dernier album de Chocolat. Tss Tss, m’avait laissé sur une émotion très positive. Le rock psych-prog-glauque, sur album ne venait pas s’éloigner de la touche magique de Jimmy Hunt, mais s’affirmait malgré tout comme pourvu d’une grande liberté d’expression sonore. En spectacle, il est clair que cette volonté d’émancipation musicale est assumée à 110% par Hunt et ses comparses. Très souvent instrumentales, les musiques seront construites autour de chacun des musiciens de sorte que l’on puisse sentir émaner de l’ensemble rythmique le plaisir et la cohésion de musiciens honnêtes avec eux-mêmes. Intéressant d’ailleurs de voir Hunt prendre le lead à la guitare lorsque nous sommes pourtant habitués d’écouter Emmanuel Ethier, le guitariste à qui on doit le travail de six cordes sur Maladie d’Amour, nous impressionner avec sa Rickenbacker noire. Ysaël Pépin, c’est le nom d’un bassiste qui, pour se spectacle était tout sauf le cliché du bassiste en retrait. Bien plus que sur l’album l’accent est mis sur la basse à l’avantage du groove et du rythme.

Rapidement, on se met à oublier l’album, on assiste à une sorte de gros jam qui ne s’arrête plus de gagner en intensité. La structure est dans la symbiose musicale entre les membres de Chocolat, si forte que j’en oublie mon verre de bière, tous mes autres sens sont engourdis au profit de mon ouïe qui jubile de plaisir d’entendre un spectacle qui surpasse mes attentes. L’ambiance underground de la musique se prête bien à la renommée Zénob. Corridor et Chocolat ne sont pas les premiers représentants de la contre-culture à y mettre les pieds. À deux reprises, on a droit à une grotesque scène de bodysurf par Jimmy Hunt lui-même, qui supporté par une foule de parterre d’une dizaine de personne, montre qu’il n’en a absolument rien à foutre des grandes salles et de ses deux Félix qu’il a gagné à l’Autre gala de l’Adisq. D’ailleurs, quelle meilleure manière de se balancer des conventions que de partir en tournée avec un groupe comme Chocolat quand il serait de toute évidence possible pour le gentleman rockeur de continuer de mousser les ventes de Maladie d’Amour avec une autre tournée solo.

C’est pour le plaisir d’une musique sans compromis que je vous suggère fortement d’aller assister à une performance de Chocolat s’ils passent par chez vous.

LE PARLEUR

https://www.facebook.com/pages/Chocolat/10242781415?fref=ts

http://chocolatmtl.bandcamp.com/

Quelle est la pertinence d’un nouvel album de Pink Floyd en 2014?

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Petite mise en contexte

On peut déjà les entendre, les puristes comme ceux qu’on nomme les haters, se délecter de la récente sortie du dernier album studio de Pink Floyd, The Endless River, pour lancer sur les réseaux sociaux leurs opinions au sujet de cette parution. Comme j’en avais parlé dans un article précédent, je crois que l’on devait s’attendre à ce genre de commentaires. Les raisons sont simples. D’un côté, on a les puristes qui croient que Pink Floyd n’existait déjà plus après la sortie de Piper at the Gates of Dawn. Sous un autre angle, on retrouve des mélomanes qui, sans renier le reste de l’œuvre de Pink Floyd, ne l’ont jamais tant approfondie et rangent le nouvel opus du groupe dans le même tiroir que les comebacks de groupes tels que Kiss ou Aerosmith qui malheureusement, ne se sont pas tellement renouvelés avec leurs nouveaux albums studio.

Cependant, il ne faut surtout pas oublier que The Endless River reste assez inclassable puisque les enregistrements, particulièrement ceux des claviers, datent des sessions de l’album Division Bell, c’est donc de dire que l’écoute ne peut se faire dans la même optique que celle d’un comeback. De plus, David Gilmour et Nick Mason ont été limpides à ce sujet, il n’y aura pas de tournée pour cet opus. Gilmour a d’ailleurs mentionné qu’il n’avait pas de temps pour ramener Pink Floyd dans sa vie.

The Endless River, est un album en majeure partie instrumental qui se propose à nous comme une expérience d’écoute qui poursuit la ligné de Momentary Lapse of Reason et de Division Bell. De ce fait, il n’est donc pas étonnant d’entendre les fortes influences de cette phase de Pink Floyd lorsqu’on en fait l’écoute. Bien sur, on ne retrouvera pas de chansons légendaires telles que Breathe, Comfortably Numb ou encore Echoes sur cet album, car là n’était pas le but. Nous savons que le claviériste Richard Wright est décédé en 2008. The Endless River, c’est un dernier hommage à ce membre pilier du groupe britannique.

Un brin d’histoire

Pink Floyd, à travers les années, se constitue à mon avis de phase que l’on peut distinguer selon les albums. On retrouve tout d’abord la phase déterminante à l’avenir du groupe, celle qui va définir jusqu’à Wish you Were Here en 1975, l’inspiration principale du groupe. Cette phase, aussi courte fut-elle, c’est celle de Syd Barrett. Elle se forme majoritairement autour des origines jusqu’au départ officiel de Barrett au moment de l’album Saucerful of Secrets sur lequel il n’interprète qu’une seule chanson Jugband Blues dont les paroles signent sont départ.

Ensuite, c’est la période de recherche pour Pink Floyd. Cette recherche sonore nous offrira des albums que j’apprécie particulièrement pour leur importance dans ce qui définira la suite. Ainsi, on peut retrouver dans cette deuxième phase la bande sonore du film More, l’album aux arrangements classiques et audadieux Atom Heart Mother, ou encore le très expérimental Ummagumma. Plus difficiles d’écoute, ces albums représentent malgré tout à mon avis un point tournant important dans la carrière du groupe.

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Puis, on entre dans ce que je nommerai ici la phase de symbiose sonore, celle où les membres de Pink Floyd, et ils l’admettent eux-mêmes, sont sur une longueur d’onde similaire. Chacun fait ce qu’il a à faire du mieux qu’il le peut. Ainsi, Gilmour aux guitares et au chant, assume complètement son importance dans le groupe. Roger Waters se découvre comme un parolier d’exception. Les claviers de Rick Wright gagnent en importance et la batterie de Mason gronde comme jamais auparavant. Cette symbiose parait à prime abord sous le nom de Meddle. C’est cet album qui contient la mythique Echoes, morceau inoubliable qui est encore à ce jour encensé dans le monde culturel. Cette phase comprend également le tournage du fantomatique film Live at Pompeii, un immanquable pour les vrais fans du groupe. Ce moment d’unicité que connaît Pink Floyd prend sa catharsis avec l’album Dark Side of the Moon, dont je n’ai certainement pas besoin de faire l’éloge ici. Je tiens malgré tout à vous rappeler que ce long-jeu à la pochette si efficace est resté au billboard durant les 14 ans qui suivirent ça sortie.

Suite à Dark Side of the Moon, on commence à sentir certains conflits au sein du groupe, qui malgré tout, nous offriront Wish You Were Here, un album qui cautérise la plaie qu’avait laissée ouverte Barrett lors de son départ plusieurs années auparavant. L’album, construit autour de ce membre initial de Pink Floyd se veut, autant dans sa musique que dans ses textes, émotionnellement très rattaché au « diamant fou » que représente Syd pour le quatuor. Suite à la parution de Wish You Were Here, on entre dans la grande épopée de la phase Roger Waters qui nous offrira plus particulièrement les très intéressants Animals et The Wall. Ils restent à ce jour très haut placés sur mes étagères de disques. The Wall devient à cette époque la quintessence de l’album concept. Malgré tout, c’est dans cette phase que s’établiront les plus fortes tensions au sein du groupe. Mason et Gilmour n’ont plus de plaisir à jouer avec Waters, qu’ils considèrent un peu trop tyrannique. L’âge d’or de Pink Floyd s’émoussera donc tranquillement jusqu’à la sortie de The Final Cut, le douzième album du groupe en 1983.

Quatre ans plus tard, Pink Floyd remet ses pendules à l’heure, malheureusement sans Roger Waters pour offrir à son public le très différent Momentary Lapse of Reason. Avec cet album qui redonne une raison d’être au groupe, on entre dans la phase David Gilmour. Cette phase s’ancre profondément dans le son lui-même des albums Momentary Lapse of Reason et Division Bell qui se concentrent majoritairement vers un rock ambiant, certes progressif à sa façon où les voix de Wright et de Gilmour son mises de l’avant tout comme leurs instruments respectifs. À cette mêmme époque, Pink Floyd filme un spectacle au Earl’s Court de Londres ainsi qu’à Venise sur une scène flottante. À nouveau, le monde se focalise un peu plus sur cette musique intemporelle.

Pourquoi The Endless River?

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Vous remarquerez que ce bref résumé historique n’inclut aucune phase associée à Richard Wright en soi. Il est de mon avis que la raison principale de cette exclusion est due au fait que l’importance du claviériste s’est faite sentir autant lord de Piper at the Gates of Dawn que lors de la tournée The Wall, durant laquelle celui-ci n’était, fait plutôt cocasse, pourtant qu’un pigiste. Comme les membres du groupe, les véritables admirateurs de Pink Floyd savent malgré tout reconnaître l’importance capitale de l’apport de Wright au son du groupe. Ses claviers éthérés apportent cette cohésion qui n’aurait peut-être jamais été présente sans le silencieux musicien. Ainsi, sans pour autant venir critiquer The Endless River dans une formule classique, je souhaite simplement mentionner qu’il peut constituer un hommage posthume à l’importance de Wright. Par le grand respect que portent Mason et Gilmour à leur défunt collègue, il était capital de boucler la boucle de manière à comprendre que la phase Richard Wright s’est étendue de 1967 jusqu’à aujourd’hui pour continuer de couler comme une rivière sans fin plus forte que les mots.

« It’s louder than words

This thing that we do »

LE PARLEUR

The Pretty Reckless @ L’Olympia

C’est avec déjà quelques bières dans le corps que je me mis en route vers l’Olympia de Montréal la semaine dernière.  The Pretty Reckless et Adelitas Way, un beau samedi ensoleillé d’automne. La petite soirée qui s’annonçait bien mouvementée.  C’est le groupe Crash Midnight qui devait assurer la première partie dès 20h, à mon grand désarroi, lors de mon arrivé à 20h15 la première partie achevait déjà sa dernière chanson.  Qu’il en soit ainsi, je devrai les entendre une autre fois pour me faire une idée!

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Adelitas Way et une foule en délire

Je ne m’attendais pas à grand chose de leur part, n’ayant jamais été particulièrement attiré vers leur son qui sort peu des chantiers battus.  Néanmoins, on m’a souvent vanté leur énergie dégagée sur scène, après tout ça restera toujours le grande force de ces groupes de rock alternatifs qui ne cesseront pas de se multiplier.  On m’avait très bien informé, d’ailleurs je me surprend à particulièrement aimer ce que le band de Las Vegas offre à ses fans.  Ceux-ci sont particulièrement en feu, considérant qu’une bonne partie de la foule s’est déplacée pour voir Taylor Momsen, le chanteur Rick DeJesus n’en manque pas une pour rallier la foule.

C’est selon moi le point fort de cette soirée à l’Olympia, une foule extrêmement réceptive qui ne demande qu’à vivre l’expérience à fond avec les bands présent.  Les fans étaient au rendez-vous, on devait jouer un peu du coude pour se rendre au bar et au vestiaire.  Malgré le succès du groupe Adelitas Way, dès qu’ils quittèrent la scène la foule scanda déjà le nom Taylor Momsen.

Taylor Momsen & The Pretty Reckless

Si Adelitas Way a réussi à faire vibrer l’Olympia et à faire chanter la foule, il ne faisait aucun doute que The Pretty Reckless nous mènerait à l’extase.  Dès la rentrée sur scène de Taylor Momsen il n’était plus envisageable de dire un mot à son voisin.  On ne se cachera pas que c’est le centre d’attraction de ce groupe qui a particulièrement acquis son identité cette dernière année avec la sortie de leur plus récent opus, Going To Hell.  Je dois avouer qu’aujourd’hui, les membres du groupe affirment de plus en plus leur rôle, particulièrement le guitariste Ben Phillips qui m’étonne énormément à offrir des back vocals solides et pertinents.  Rapidement on remarque que le groupe semble vouloir se détacher de l’image de Taylor et s’identifier pleinement en tant que groupe.

Le choix des chansons est irréprochable, le pont parfait entre les vieux succès et le nouvel album qui se devait selon moi de rester en premier plan.  La foule chante, saute et lève le point haut et fort durant tout le spectacle, l’ambiance parfaite pour un genre de musique ou le lien entre la foule et l’artiste se doit de prendre toute son importance.

Fait à noter, entre chaque chanson, ou presque, on a droit à un blackout total.  Plus de lumière, plus de son, jusqu’au commencement de la prochaine pièce.  Ce choix de mise-en-scène me laisse perplexe, en quoi est-ce pertinent?  J’ai rapidement l’impression d’assister à la lecture live d’un album, l’absence de contenu entre les pièces devenant rapidement redondant.  Malgré tout, les déhanchements de la chanteuse semble faire rapidement oublier ce petit point négatif à une foule qui en demande tout simplement plus après chaque minute écoulé!


LE FRÈRE

Echo Champs, une musique immergente

Ça fait quelques jours que j’ai pas pris quelques minutes pour mettre quelque chose en ligne sur Correspondances.  Cependant j’avais hâte de vous partager à nouveau la musique qui me fait tripper!  Les sujets sont par milliers, déjà j’ai promis de parler du nouvel album de Julian Casablancas, je prévois également écrire sur El Pintor, nouveau bijoux d’Interpol!  Mais voilà, je m’attarde plutôt sur un artiste émergent, un étudiant en Arts visuels qui a décidé de transformer sa vision en musique.  Il se fait appeler Echo Champs, et sa musique, je vous avoue que je ne sais pas comment l’appeler!

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Son EP s’intitule Awakening et déjà par la pochette on peut s’attendre à une ambiance relaxante, une connexion avec la nature par une musique tout sauf naturelle.  Awakening c’est à mon avis la mince ligne qui sépare la musique électronique de notre folk tant aimé.  Bien que se soit un son purement électronique, il est amené d’une manière à nous faire oublier qu’il en est ainsi.  Le EP s’ouvre sur la pièce Nawi, une introduction très bien orchestrée qui nous met tout de suite dans une ambiance qui sera tenue les quelques 20 minutes d’Awakening.  Déjà qu’on sentait un son très Jazz sur la première piste, ce son prend toute son ampleur sur Amazon Leaf.  Un petit tour sur la page facebook de l’artiste me permet d’ailleurs de constater qu’il est à la base un batteur de type Jazz, ce qui n’étonne alors pas du tout!  Sons de branches, d’oiseaux, de vent et même parfois d’eau, tout ce qu’il faut pour s’immerger totalement dans cette forêt qu’on nous présente.

Il est très intéressant de voir comment cet artiste transmet sa vision de l’art dans sa musique.  C’est en effet une musique très imagée, et le titre des pièces ne nuisent pas à clarifier cette image.  Hidden Paradise n’en fait pas exception.  Les pièces s’enchaînent très bien à travers cet univers secret que désire nous faire découvrir Echo Champs.  C’est la pièce Anything qui attire particulièrement mon attention.  On sent un grand pas entre celle-ci et la précédente, une ambiance très old school, à la Daft Punk ou Disclosure.  Décidément, j’en aurais pris davantage comme celle-là!

Awakening est un EP très intéressant d’un artiste du Québec, à mi-chemin entre une musique électronique d’ambiance et des beats très Jazz.  De plus, il est disponible gratuitement sur le site personnel d’Echo Champs.  Il est toujours très agréable de découvrir de nouveau nom de chez soi, et par les temps qui courent, de nouveaux sons électroniques se n’est pas ce qu’il manque.  Echo Champs réussit malgré tout à offrir un son différent, qui visera forcément un public différent également.  Un petit pas vers une musique qui a le potentiel de prendre encore beaucoup d’ampleur au sein de l’industrie.  Que l’on aime ou pas cette nouvelle vague électronique, on ne peut pas l’ignorer, et personnellement, j’aime beaucoup ce qu’il en ressort.

LE FRÈRE

Site web d’Echo Champs: http://echochamps.bandcamp.com/releases

Facebook d’Echo Champs: https://www.facebook.com/champsecho?fref=ts