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The Tea Party, The Ocean at the End : une voyage sonore qui continue.

Ocean at the End

The Ocean at the End, c’est finalement le titre d’album qui fut choisi par les membres du groupe canadien The Tea Party pour leur album/come back. Ce premier album studio en plus d’une décennie était certes attendu avec une brique et un fanal par nombre de mélomanes.

Des chimistes des sons.

J’ai découvert The Tea Party il y a déjà de ça bien des années, en voiture, vers un centre de ski dans un hiver trop froid, par un mois de février un peu gris. La musique de ce groupe, pour ceux qui ne connaissent pas déjà, a l’impressionnante qualité de nous offrir un rock bien honnête comme le fait si bien Led Zeppelin tout en nous faisant voyager au Maroc, en Égypte ou encore dans plusieurs pays de l’Orient grâce à des explorations musicales bien audacieuses. The Tea Party, c’est un peu mélanger Led Zeppelin à la passion qu’avait George Harisson des Beatles pour le sitar, le tout agrémenté d’un frontman qui s’assume comme un genre de sorcier de la musique moderne. Au final, on en vient à respecter le groupe pour son aspect unique qui assume malgré tout diverses influences assez évidentes.

Ainsi, j’attendais avec impatience la sortie d’Ocean at the End, paru le 8 septembre. La sortie d’une captation live à Sydney en Australie l’an dernier avait d’ailleurs brillamment su m’accrocher à nouveau à ce groupe qui fait voyager mes oreilles à chaque écoute. D’ailleurs, si vous êtes du genre à apprécier le confort de votre salon pour regarder un bon concert à HD, Live in Australia est un achat que vous ne regretterez certainement pas. Venons en donc à The Ocean at the End.

tea party

The Ocean at the End

Les premières notes de The L.o.C nous amènent directement à l’âme de Tea Party, on n’est pas dépaysés avec cette chanson. En fait, on ne l’est pas avec l’album en entier non plus. Dans une autre critique, il aurait pu sembler négatif de commencer à parler disque de cette manière. Par contre, avec The Ocean at the End, je suis plutôt content de voir que The Tea Party est encore une fois parvenu à explorer un son bien unique à lui-même sans pour autant nous donner l’impression d’être un groupe qui travaille les gammes orientales et qui finit par toujours sonner de la même manière.

Les chansons The Black Sea et Cypher nous montrent d’ailleurs ce qu’est la quintessence d’un rock à la sauce Tea Party. Dès la première écoute des trois premières chansons, j’étais donc relativement satisfait de ce que j’entendais. L’album, à sa quatrième chanson nous mène à The Maker, écrite par Daniel Lanois, producteur renommé à ami du groupe, il avait déjà laissé la bande de Jeff Martin interpréter à leur manière The Messenger qui, à mon humble avis, restera dans les mémoires davantage que The Maker. Il reste cependant que la ligne de basse de Stuart Chatwood dans cette pièce est tout sauf déplaisante. Le travail de claviers et de basse sur cet album démontre tout le talent de ce musicien qui, à mon avis, apporte une cohésion indispensable à ce trio qui sonne parfois comme dix.

Après The Maker, on en arrive à Black Roses, une pièce qui laisse une bonne impression dans les couplets et les pré-refrains, mais pour nous mener à un refrain un peu désagréable à la longue. La chanson reste malgré tout fort bien travaillée, comme tout le reste de l’album d’ailleurs, produit par Jeff Martin lui-même.

Je ne continuerai pas à parler chanson par chanson de l’autre moitié l’album, mais je tiens cependant à dire qu’Ocean at the End saura vous réserver quelques bonnes surprises si vous n’êtes pas déjà fan de The Tea Party. Encore une fois, ils parviennent à bien mélanger blues, rock et musique orientale à la perfection. Cependant, c’est pour les fans purs et durs du groupe que la chose peut venir se gâter un peu. On constate un album certes honnête, mais qui, malheureusement, nous pousse davantage à vouloir réécouter The Bazaar, Halcyon Days, Sister Awake, ou The River. Il ne faut par contre pas tomber dans la haine, car il est dur d’imaginer un autre Edges of Twilight pour un groupe qui s’était, avec cet album, tracé une ligne dans la grande histoire de la musique.

Tea party live

Naviguer d’un espace musical à l’autre

Finalement, c’est après maintes et maintes écoutes que je réalise que The Ocean at the End est un album qui s’écoute du début à la fin comme une véritable expérience d’écoute. Sincèrement, l’album gagne sur bien des points à être écouté comme si on se faisait le film de chaque chanson dans notre tête. Il en ressort de magnifiques impressions qui nous font parfois même oublier les moments plus faibles de l’album lorsque ceux-ci sont pris seuls. De cette façon, Water’s on fire, que je détestais, prend tout son sens au moment où elle s’introduit à mes oreilles dans l’album.

D’un point de vue davantage imagé, et c’est là-dessus que je terminerai cet exhaustif article, l’expérience d’écoute qui me fut offerte par The Ocean at the End s’installe dans mon esprit comme le film musical d’une flotte de bateaux qui partirait de l’Espagne pour traverser la Méditerranée jusqu’au Moyen-Orient en passant par eaux calmes et tempêtes ainsi que par naufrages et espérances. La fin de l’écoute de l’album avec Into the Unkwown nous mène finalement à bon port et nous fait comprendre que ce n’est qu’une petite partie du voyage qui se termine avec cet album qui, en fin de compte, se veut assez inspirant et fidèle à ce que peut nous offrir The Tea Party.

LE PARLEUR

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We All Get Lighter

Je m’attarde aujourd’hui sur un artiste canadien que j’affectionne particulièrement.  Il s’agit de Raine Maida, que tout le monde connaît sûrement pour son rôle au sein du groupe Our Lady Peace.  Je ne peux pas le nier, j’ai toujours été bien fan de ce groupe, et surtout bien fier de la tournure qu’a pris le band canadien ces dernières années.  Fidèle à leur style et à leur public, j’ai l’impression que le groupe a toujours évolué en même temps que moi, comme si on avait grandi ensemble.  Trop de band ont peur d’évoluer et restent accrochés à de vieilles sonorités. Pourquoi avoir si peur du changement?  Mais bref, aujourd’hui je désire m’attarder sur Raine Maida et non Our Lady Peace!

raine

En plus d’être un excellent musicien, il est bien de mentionner que Raine Maida est extrêmement impliqué dans la production musicale au Canada.  Il a en effet travaillé avec Avril Lavigne, David cook, Kelly Clarkson, Die Mannequin, Marianas Trench et récemment avec le quatuor féminin Beaches.  C’est malgré tout l’an passé qu’il a sorti son premier album studio, après quelques EP les années précédentes. Il a écrit, enregistré, produit et mixé entièrement l’album lui-même (hormis quelques exceptions et partenariats avec des musiciens).  Pour moi, ça ajoute beaucoup à cet album qui en ressort alors très homogène, comme un seul gros morceau.

Dès le début de l’album particulièrement sur Rising Tide, on ressent beaucoup la même énergie perçue sur les derniers albums de Our Lady Peace.  Le genre de sonorité qu’on retrouvait sur Paper Moon ou bien sur Rabbits.  Sur ce même titre on retrouve d’ailleurs de magnifiques arrangements de vents, pianos et la magnifique voix de Chantal Kreviazuk, la femme de Raine Maida.  Le chanteur canadien n’a jamais caché l’amour qu’il porte envers le Québec, particulièrement envers la ville de Montréal.  C’est justement le titre du premier single de l’album, Montreal, un hymne à la beauté de la ville, très touchant et inspirant.  C’est avec ce genre de parution que je reste très fier de notre musique canadienne, qui rapproche à mon humble avis davantage aux genres anglais qu’à nos voisins américains.

L’album se poursuit sur cette vague, suivant la voix nasillarde et contre ténor du canadien.  Chaque titre s’enchaîne très bien, This Is Gonna Hurt et SOS réussissent à nous maintenir dans la vibe créée par Raine Maida.  Le plus intéressant restera sans doute la participation de Chantal Kreviazuk à plusieurs reprises sur l’album, sa voix se marie parfaitement avec celle de Raine Maida.  C’est sans doute un album qui fait plaisir à tout les fans de Our Lady Peace.  On découvre le chanteur sous un nouveau jour et on sent la qualité de production qu’il a mis sur cet album.  Cependant, ce n’est pas un album facilement accessible, il faut affectionner ce genre artistique, des fois très planant, des fois très énergique.  Comme l’on ressent bien souvent dans ces trips solo d’artistes.

Il est difficile de parler individuellement de chaque piste, car vraisemblablement, les 8 pistes de l’album sont soudées entre elles.  On pourrait croire que l’album est court, mais selon moi, il devait en être ainsi. We All Get Lighter, c’est ce qui représente cet ensemble créé par Raine Maida.  C’est en quelques sortes un voyage au coeur de ce qui fait tripper Maida, un périble au coeur de ses inspirations.

LE FRÈRE