L’industrie de la musique se meurt! Vraiment?

Je ne doute pas une minute que vous ayez tombé, tout comme moi, sur plusieurs textes traitant de la mort de l’industrie de la musique.  Les ventes de disques sont en chute libre depuis plusieurs années, les lecteurs web tuent le marché, les artistes crèvent de faim et le retour du vinyle présage le pire!  Personnellement, je crache sur tout ces médias qui tentent de nous convaincre du pire.  J’ai même lu cette semaine que les salles de spectacles seraient elles aussi en déficit.  Et pourtant, on a jamais vu les festivals du Québec prendre autant d’ampleur, et les salles offrir des line-up aussi impressionnant!

Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, pour la première fois cette année, le streaming a officiellement généré plus de profits que la vente de cd.  Ça veut dire quoi au juste?  Ça veut dire que vendre quelque chose d’imaginaire (i.e. de l’espace mémoire sur nos ipod), c’est beaucoup plus payant que de vendre un disque, dans une pochette, avec un livret et un disquaire qui nous fait quelques sourires.  Il y a longtemps que le cd lui-même s’était fait à l’idée de mourir, lorsque son petit cousin le dvd a commencé à sombrer lentement vers le fond de notre garde-robe, pour laisser place au blu-ray et aux Netflix de ce monde.  Aujourd’hui, même le vinyle est plus in que le cd!  Pour ceux qui diront que les plate-forme de streaming n’offrent que très peu ou pas de profits aux artistes, sachez que le cd n’en offrait pas davantage, sinon moins.

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Cependant, détrompez vous, je ne suis pas un hater du disque compact!  Au contraire, j’ai mon armoire avec au-delà de 350 disques qui ramassent la poussière chez moi, et encore hier je me procurais le dernier de Noel Gallagher en copie physique.  Mais vous savez quoi?  Le jour ou je ne pourrai plus m’en procurer, je me tournerai vers ses plate formes web que je commence déjà à bien apprécier, et je continuerai de tripper à fond sur tout cet art accessible en quelques clics.  Pour moi tout ce qui compte, c’est que les artistes aient une vitrine ou partager leurs musiques, et les fans des lieux ou se rassembler pour en profiter.

Avez-vous regardé ces derniers temps tout les shows disponibles au Québec?  Personnellement j’en deviens fou, la question n’est plus de savoir si mon groupe préféré passe dans le coin, mais plutôt de savoir quel groupe je vais sacrifier car il m’est impossible de tous me les offrir!  Combien de fois ai-je manqué un show parce que c’était sold out.  Combien de fois je me suis levé à 7h du matin pour ne pas manquer la pré-vente du super show tout récemment annoncé, combien de fois j’ai échoué…  Il y a des spectacles, tout les soirs, de tout les genres et pour tout les âges!  Si les salles de spectacles ont du mal a survivre, j’ai beaucoup de mal à le croire qu’ils sont gérés par une personne saine d’esprit!  Et qu’on ne vienne pas me dire qu’il y a tout simplement trop d’offres, parce que pour un mélomane comme moi, c’est le PARADIS!

Les médias s’entêtent à vouloir nous faire avaler que l’industrie se meurt, tout en offrant chaque jour qu’un minimum de musique émergente sur les ondes.  De mon point de vu, si quelque chose est néfaste à l’industrie, se sont les médias eux-mêmes.

LE FRÈRE

Je vous laisse sur ce clip de Queens Of The Stone Age!

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Kings Of Nowhere – The Mohrs @ Quaie des Brumes

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Dans ma dernière publication, je vous ai parlé de cette fin de semaine du mois de février, ou j’ai eu la chance d’aller pour la première fois au Quaie Des Brumes, assister au spectacle du groupe rock canadien The Mohrs.  C’est en première partie d’un autre groupe canadien, The Beaches, que j’ai fait leur connaissance l’an dernier.  Je m’étais promis de retourner les voir à leur prochain passage, c’est maintenant fait!  Et je dois vous dire que je ne regrette aucunement mon déplacement.

Le spectacle tombait parfaitement quelques jours après la sorti de leur premier album, Kings Of Nowhere, j’ai donc eu quelques jours pour me le rentrer dans la tête avant le show.  Accompagné de ma demoiselle, j’ai pris place dans la salle, une bonne MacTavish du Trou Du Diable en main, que demander de mieux?  Dès les premières notes, lorsque j’entrepris de chanter en choeur avec le groupe, je compris que le fan, ce soir là c’était moi.  Jackie Mohr a tout pour donner envie de se lever et de tripper, j’adore cette énergie qu’on retrouve chez The Mohrs, une musique simple et des riffs efficaces, parfois il n’en faut pas davantage!

C’est donc sans prendre de pause que moi et ma copine profitèrent de ce moment en chantant avec ce groupe qui avait joué pas mal sur repeat dans l’appartement cette semaine là!  The Mohrs c’est un rock faisant penser aux Foo Fighters, à Heart ou les Pretenders, tout en gardant une touche personnel, un léger son de garage rock.  Inutile de nier que c’est Jackie Mohr qui lead le groupe, sa motivation se lit sur son visage, guitare en main debout devant son micro, la scène c’est son élément.  Les trois boys qui l’entourent assurent à merveille les back vocals qui prennent tout leur sens une fois en Live.

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Je profite de cette publication pour faire un léger retour sur Kings Of Nowhere, premier album complet du groupe.  C’est le single Better qui ouvre le bal sur cet album qui contient quelques surprises très intéressantes.  J’ai particulièrement apprécié Perfectly Sane et Killer, deux pièces qui représentent exactement le genre du groupe.  Néanmoins, la pièce éponyme Kings Of Nowhere se tient certainement au sommet de ma liste, donnant un sens à tout cet album, son rythme à sauce pop ayant tout pour être entraînant.  The Mohrs nous offre un album osé, un album hors des standards du moment et prêt à venir nous rentrer dedans.  Kings Of Nowhere est parfait pour se changer les idées dans une musique à première vu simpliste mais aux arrangements très intéressants.

J’ai également eu la chance de discuter avec le band après le show, eux-mêmes étant venu nous retrouver à notre table pour faire connaissance.  J’adore ces groupes qui n’essaient pas de se prendre pour quelqu’un d’autre et qui prennent le temps d’être là pour les fans.  The Mohrs c’est ce genre de band, si vous allez vers eux ils vous accueilleront à bras ouverts, et si vous n’y allez pas, c’est eux qui viendront à vous!  Si The Mohrs passe au petit bar miteux de votre coin, je vous conseille fortement d’y aller, quelques bières en main et vous serez rapidement satisfait.  Je vous revient cette semaine sur des critiques d’albums qui ont marqués ces derniers mois.

LE FRÈRE

Jessica Pratt – On Your Own Love Again

En janvier dernier, Jessica Pratt nous livrait son deuxième effort, titré On Your Own Love Again. L’artiste américaine y présente de nouveau un folk honnête et contemplatif dans une formule épurée dont la voix et la guitare tiennent les rênes. L’ensemble est coiffé de délicates touches de synthétiseur en arrière-plan, qui viennent nourrir le caractère onirique et atemporel de l’album.

Dès les premières notes, l’artiste nous confine dans un havre de quiétude et de solitude. Wrong Hand ouvre le bal avec une ligne de guitare hypnotique, itérative sur laquelle la chanteuse perche une mélodie galopante. Le doux picking de Pratt se rapproche de la harpe par sa délicatesse.

C’est sur Game That I Play qu’on voit toute l’habilité de Pratt à reproduire une atmosphère. L’inquiétude et le réconfort s’y côtoient joliment avec une alternance perpétuelle. Le fredonnement qui constelle la pièce fait naître les notes d’angoisse, alors qu’on est bercé lors des paroles par la voix sereine et pincée de la chanteuse. La pièce se conclut sur un passage psychédélique dont le tempo croissant fait honneur à l’étiquette freak folk qu’on acolle parfois à l’artiste.

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Sur Strange Melody, Pratt parvient à bâtir une tension croissante, tension qu’elle entrecoupe de revirements mélodiques évoquant l’espoir. La facilité avec laquelle la mélodie est transformée au cours de la pièce à coup de cassures contribue à lui donner un fort caractère narratif. Même l’harmonie de superposition de voix turlutantes semble avoir quelque chose à raconter. Les paroles sont chargées d’émotion ; des vers comme «Were you coming to me to tell me you’re a man?» ou «But I see that you’re leaving, what can I say?» montrent la force de l’ébranlement qui est retenue dans la voix sereine et confiante de l’artiste.

Le morceau qui enchaîne constitue un moment fort de l’opus. Greycedes est plus entraînante que les pièces précédentes, par son rythme et par la présence de deux guitares. Ces dernières sont légèrement décalées l’une de l’autre et aussi des paroles à leur commencement, ce qui crée un bel effet.

Moon Dude, qui suit, est une pièce plus posée, mais non moins émotive. Pratt y étale toutes les qualités de sa voix, que ce soit son registre étendu, son suave trémolo ou son nasillement délicat. L’auteure parvient encore un fois à nous faire vivre une palette d’émotions tout en demeurant dans le cadre restreint de la douceur et du dépouillement.

La façon dont l’artiste fait fausser sa guitare vers la fin de Jacquelyn in the Background vient dévoiler une autre facette de l’œuvre de Pratt, à savoir son âpreté. L’album est parsemé de ces petits moments d’inharmonie qui lui donnent de la rugosité. On retrouve aussi ce genre d’accroc à l’aube de I’ve Got a Feeling, qui se construit sur une ligne de guitare discordante et sèche. La conclusion de cette piste, comme certains autres passages, n’est pas sans rappeler également les constructions mélodiques de Genesis à ces débuts, comme dans la pièce Supper’s Ready. L’analogie s’arrête là toutefois; l’ambiance et le style qui caractérisent la musique de Pratt se détachent totalement du rock progressif de Peter Gabriel et de ses acolytes.

Back Baby est probablement la pièce la plus accessible du lot. Son climat est en continuité avec le reste des morceaux, mais la guitare y est plus rythmée, la voix plus résolue, la mélodie plus rapide. La pièce définitive est pour moi la principale déception de l’opus. Il s’agit d’une balade d’une minute et demi sans véritable saveur et qui jure avec le climat mélancolique et introspectif précédemment installé.

En conclusion, Jessica Pratt nous démontre sur cet opus qu’elle connaît ses qualités et sait bien les exploiter. Même si les critiques la rapprochent des grandes dames du folk comme Joni Mitchell et Joan Baez ou établissent une parenté entre son univers lyrique et celui du groupe Fleet Foxes, Pratt réussit avec On Your Own Love Again à asseoir les frontières de son propre style. Si le caractère répétitif et uniforme des chansons peut sembler une faiblesse sur cet album, il constitue également sa grande force, puisqu’il lui donne sa cohésion et vient étoffer son atmosphère. Quand on apprend que Pratt a composé les neuf pistes en confinement dans son appartement, simplement outillée de sa guitare, d’un magnétoscope et d’un peu de re-recording, on comprend d’abord le sentiment d’exil et d’introspection qui s’en dégage, mais on constate surtout que la simplicité, par le défi de la restriction, permet parfois de dévoiler encore plus tout le talent de composition et d’interprétation d’une artiste.

Le Nautonier

Vue d’ensemble sur “Panorama”

Ma première critique sur Tire Le Coyote. En fait, ma première critique sur ce blog et même… Ma première critique à vie. D’ailleurs, la première fois que la voix et la musique de Tire Le Coyote a percuté mes oreilles, je m’en suis trouvé déstabilisé, voire un peu méfiant. Je crois même m’être passé la réflexion que je n’allais pas donner suite à une seconde écoute. Des textes de très haut niveau et un son peu ordinaire auquel on s’attache vite, finalement… Son premier EP et Le fleuve en huile, disques sur lesquels j’ai pu mettre la main (on ne me surnommera pas « Le Ramasseux » pour rien) sont remplis de perles tant au niveau littéraire que musical. Et je ne me mettrai pas à jaser du chef-d’oeuvre Mitan, j’en aurais trop long à dire… Un de mes classiques à vie. Voilà. On y va !

L’album fait honneur à son auditeur en ouvrant avec une superbe pièce instrumentale garnie de clarinette, instrument qui vient côtoyer pour la première fois la musique de Benoit Pinette, et c’est alors que Ma révolution tranquille commence à tourner, une chanson imagée, authentique et texturée de country-blues-rock comme seul Tire Le Coyote sait les écrire. Les fans assidus s’y trouveront déjà charmés.

L’album se poursuit ensuite, oscillant entre country façon rétro et blues-rock soutenu par son acolyte Shampouing. Ces deux styles apprivoisant l’écriture métaphorique, unique et bien québécoise de l’auteur-compositeur-interprète participent à la création d’un climat particulier et enveloppant, propre à l’artiste. S’enchaînent de remarquables chansons telles que Rapiécer l’avenir, Ma filante ou La fille de Kamouraska.

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Et là, soudainement, sans prévenir, se pointe la chanson Jolie Anne, figurant maintenant parmi mes favorites. Des lignes comme « Ton silence de monastère évoque la bombe atomique, les angoisses du triangle dans un orchestre symphonique », « Laisse-moi mettre de l’espoir dans ta tink à méfiance » ou encore « Y’a aucune douane su’l chemin d’la liberté » démontre qu’en écoutant cette musique, nous avons ici affaire à un artisan des mots et des idées. Un auteur, un vrai. De plus, le tout se voit accompagné d’une guitare simple, mélancolique et efficace ainsi que d’une charmante clarinette qui vient encore une fois, grandement ajouter à l’oeuvre.

Comme si ce n’était pas assez, la piste suivante, Les miracles se vendent à rabais, m’a aussi énormément plu. Six minutes bien investi : De la guitare acoustique folk qui s’alterne avec une autre électrique et solide, un rythme énergique et pour la première fois, il me semble, une prise de partie politique. La route musicale se termine ensuite par une très courte instrumentale qui rappelle la pièce d’introduction, une excellente façon de clore l’album en douceur.

Je termine en souhaitant mes meilleurs vœux d’avenir à cet artiste honorable qui se trace un chemin dans l’univers de la musique francophone à grand coup d’intégrité, d’honnêteté et d’humanité.

LE RAMASSEUX

Mon Premier Show à la Place des Arts

Une belle fin de semaine de février, un relativement beau temps et un emploi du temps bien charger.  Je m’accorde malgré tout quelques bières et je me met en route vers la Place des Arts, m’étant procuré il y a quelques semaines deux billets pour Couturier dans le cadre des Week-Ends de la Chanson Québécor / Série Découverte.  Pour ajouter au piquant de la soirée, Couturier avait annoncé trois invités qui le rejoindraient sur scène tour à tour au cours de la soirée, soit Jeffrey Piton, Andréanne A.Mallette et Philippe Brach.  C’est, je dois l’avouer, ce dernier qui m’a convaincu  d’acheter mes billets, bien que je ressentais encore une légère déception d’avoir manquer le lancement du nouvel album de Couturier.

Dès notre arrivé sur place, moi et ma copine vivions notre baptême de la Place des Arts et nous nous sommes mis à la recherche de nos deux places dans la petite salle Claude-Léveillée.  Moi qui ne s’attendait pas à une ambiance particulière dut m’adapter, on assisterait là à un spectacle des plus intimes, que demander de mieux?  C’est sans même utiliser de micro qu’on nous introduit un Félix-Antoine, sourire aux lèvres et visiblement plus qu’heureux de se retrouver avec nous.  Il prend le temps de bavarder avec la foule, de raconter quelques anecdotes et de présenter ses artistes invités.  Ceux-ci prennent même place dans la salle, comprenez à quel point on parle d’un show intime!

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Couturier ouvre son spectacle avec une pièce de son premier EP Fuir Le Plancher, Dans Cette Vie, qui personnellement fut la pièce qui m’a fait découvrir  Félix-Antoine Couturier en dehors de Kodiak et OLinea.  S’enchainent ensuite des pièces plutôt récente, et une reprise de Offenbach, Mes Blues Passent Pu Dans Porte, repris à sa manière, lui donnant une touche de renouveau, un regain d’énergie et de jeunesse, très beau moment du spectacle.  J’avais rapidement fait le tour de son récent album Comme Un Seul Homme, sans m’y attarder particulièrement.  De le voir en interprétation Live m’a convaincu assez rapidement!  Couturier a sa manière propre de partager son art, se souciant peu de ce qui est in ou out, il reste lui-même, l’authentique Couturier.  (Je n’en dis pas davantage, je ferrai un rapide review de cet album dans une prochaine publication!)

Je ne connaissais aucunement l’auteur-compositeur-interprète Jeffrey Piton, mais sa performance avec Couturier, durant laquelle ils nous ont livré un plottage entre deux de leurs pièces respectives, m’a énormément surprise.  Jeffrey Piton devrait nous livrer sous peu son premier album en français, signé également sous Slam Disques, j’y prêterai certainement un oeil et vous en reparlerai!  Se fut ensuite le tour à Andréanne A.Mallette de venir nous présenter une pièce de son album Bohèmes, paru l’an dernier.  Chaque passage d’un invité apportait son lot de rires et d’anecdotes, ce qui rendait le spectacle très vivant et apportait plusieurs rires et sourires parmi l’assemblée.

Je ne peux pas cacher que le moment pour lequel j’attendais avec impatience était le moment ou Philippe Brach foulerait la scène à son tour.  J’ai savouré des dizaines et des dizaines de fois son plus récent album, La Foire et L’Ordre, j’avais beaucoup hâte de le voir aller sur scène.  Malgré l’unique pièce qu’il nous interpréta, tout comme les autres invités, le voir partager la scène avec Couturier était très fascinant.  Tout deux possèdent une voix bien différente, un style très distinct mais qui se retrouve à fusionner à  merveille.  Deux chansons de deux artistes mis ensemble pour n’en former qu’une.  Nous avons d’ailleurs eu droit à une nouvelle pièce de Philippe Brach, un léger aperçu de ce qui nous attend sur son prochain album!

Somme toute, ce fut une excellente soirée qui donne foie en la prochaine génération de chanteurs et chanteuses du Québec, une génération fière de présenter du stock en français!  Je vous conseil de vous déplacer aux spectacles de Couturier qui devrait se présenter un peu partout dans les prochains mois.  Il trouvera certainement du temps entre les show de la tournée de Sylvain Cossette, tournée dans laquelle il agira en tant que guitariste.  Et très prochainement je compte bien m’offrir des billets pour Philippe Brach, Andréanne A.Mallette et Jeffrey Piton!

LE FRÈRE

10997335_378465709004945_6235484769825642324_nPlus tard cette semaine, mon retour sur le show des Mohrs au Quaie Des Brumes!

Les conseils de Papa Roach

F.E.A.R. : Fuck Everything And Run?

Lors de son arrivé en studio, c’est avec un gros sharpie à la main que Jacoby Shaddix inscrivit en gros sur le mur du studio F.E.A.R. .  La peur, voilà ce qui motivait le chanteur de Papa Roach a vouloir retourner en studio.  D’après ce que j’en sais, notre petit Jacoby, déjà peu réputé par sa sainteté, aurait passé beaucoup de temps à Las Vegas ces dernières années.  Comme vous devez vous en douter, on ne passe pas son temps à boire le thé, à Las Vegas.   C’est tout de même avec une grande motivation, et le désir de vaincre cette peur, que le groupe décida de travailler avec le duo de production père-fils, Kane et Kevin Churko.  Un choix plus que sensé, Kevin Churko ayant travaillé avec Ozzy Osbourne, Slash, Five Finger Death Punch et même Ringo Starr!  (D’accord, ce dernier n’est pas si impressionnant…)  C’est donc dans un studio situé à Las Vegas, lieu même de tout ses soucis, que Jacoby et ses compatriotes de Papa Roach s’aventurèrent à prouver à nouveau à tous que Papa Roach, c’est pas mort.

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Jacoby avoue avoir longtemps eu en tête la signification Fuck Everything And Run à l’acronyme F.E.A.R. .  Ce n’est que plus tard qu’ils décidèrent plutôt d’utiliser Face Everything And Rise, un choix plutôt judicieux.  La pièce éponyme de l’album réussit rapidement à nous emporter dans la vague.  Si comme moi vous avez gueuler les paroles de Last Resort un nombre incalculable de fois, cet album est pour vous!  Un retour au source?  aucunement.  Un vent de fraîcheur? assurément.

En 2015, le rock est lourd.

Il ne faut pas se mentir, chaque fois que ce genre de groupe sort un album, on se dit que se sera certainement le dernier!  Déjà en 2012, on n’y croyait pas de voir Papa Roach revenir en force avec The Connection.  Et voilà qu’ils sont de retour en 2015.  On ne peut certainement pas les accuser de ne pas vouloir faire rocker à nouveau leurs fans qui semblent rester très fidèles.  F.E.A.R. se trouve être un album très actuel, aux sonorités du temps et aux teintes  électro dont on ne peut se passer aujourd’hui.  En effet, c’est un son très loud qui nous est offert sur cet album, des riffs pesants, une bass qui vient nous claquer au visage, tout pour être satisfait!

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Skeletons, Broken As Me, Falling Apart, des pièces qui arrivent à nous rappeler le bons vieux temps.  Malgré une évolution hallucinante du style du groupe, on ressent toujours cette même énergie qui nous faisait tripper dans le temps de Infest au début des années 2000.  Les pièces qui m’ont fait particulièrement accroché à F.E.A.R. sont sans hésiter Love Me Till It Hurts et Warriors.  (Si vous deviez en écouter deux sur repeat, c’est celle-ci que je vous conseillerais!)

Je ne désire pas entrer davantage sur l’énumération des pistes, car au final, dans son ensemble, c’est un album typique de Papa Roach.  Des refrains accrocheur, une parfaite dose de pop, des moments plutôt calme ou Jacoby arrive à nous faire sortir quelques larmes, et des moments très pesants ou il arrive à tout simplement nous donner envie de tout casser autour de nous!  O.K., j’exagère quelque peu.  Tout ce que j’ai à dire c’est adorez-le, haïssez-le, achetez-le ou downloadez-le, mais ce qui importe le plus, c’est de l’écouter.  Je peux vous garantir que vous trouverez assurément une ou plusieurs pistes qui feront votre bonheur.

LE FRÈRE

L’electro swing de Parov Stelar


maxresdefault Tout découle de l’idée de vouloir surprendre ma soeur en lui offrant un cadeau de Noël dont elle ne s’attendrait guère.  J’ai préparé mon plan quelques semaines en avance, connaissant le penchant musical de ma soeur, l’electro swing, je me mets en quête de lui trouver ce qui serait qualifié du summum de l’electro swing.  J’ai accumulé plusieurs jours de recherche, à parcourir nombreux forums sur le sujet et écouter des dizaines de genre et sous-genre de l’électro-swing.  Les mélomanes du web s’entendaient très bien sur le sujet, chose plutôt rare.  Mon choix s’arrêta donc sur l’autrichien Marcus Füreder, plus connu par son nom de scène Parov Stelar.  Depuis, j’ai du mal à me sortir ce nom de la tête!

Sérieusement, chaque fois qu’on m’avait fait écouter de l’electro swing, jamais ce genre de musique électronique n’avait réussis à me convaincre.  Mais voilà, Parov Stelar fut l’exception, dès la première pièce qui tomba sous mes oreilles, j’eus soudainement envie d’en savoir davantage sur ce genre mystérieux.  Après tout avouons le, on se retrouve plutôt loin de la majorité des choses qu m’on entend un peu partons!  C’est la pièce Baska Brother qui me surpris le plus, le côté entraînant du swing nous fait rapidement donner envie de danser et de se laisser entièrement transporté par la musique.  C’est ensuite que viennent s’entremêler les caractéristiques de l’electro, le meilleur des deux mondes réunis sous une même mélodie.

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Le double album The Princess pourra j’en suis sur vous convertir rapidement à ce genre de musique, du moins se fut le cas pour moi.  L’electro swing offre une sonorité contenant beaucoup de teinte vintage, des mélodies parfois disco, parfois plus pop ou même hip hop.  Le tout toujours accompagné d’une goutte de swing, on en oublie facilement que c’est une musique produite en 2012!  Parov Stelar utilise néanmoins beaucoup de sample du temps où le swing était très populaire, des sample allant même jusqu’aux années trente!  Il est très surprenant de constater à quel point il réussit à faire fusionner toutes ces sonorités très distinctes.

The Vamp, Oh Yeah, Booty Swing et Jimmy’s Gang livrent très bien le genre offert par le DJ Parov Stelar, la manière unique avec laquelle il produit sa musique le fait énormément sortir du lot.  C’est ce genre d’artiste qui me fait beaucoup aimer la musique électronique.  Des artistes tel que Trentemøller, Andy Stott, Disclosure et même Daft Punk, tous offrant d’une manière qui leur est chacun propre, une musique inexplicable, absolument unique.

Enjoy!

LE FRÈRE