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Je suis allé voir Streetlight Manifesto.

Je l’ai déjà mentionné souvent par le passé, le genre musical qui m’a toujours attiré particulièrement restera sans aucun doute le punk. Bien que je me considère assez diversifié, fondamentalement, au fond de moi-même je suis un Punk. Dès qu’on rentre dans cette catégorie, on a pas le choix d’un jour tombé dans l’univers du Ska, les Reel Big Fish, Less Than Jake, Goldfinger, Mad Caddies et évidemment Streetlight Manifesto de ce monde! Comment ne pas être charmé par la nature festive de cette musique, par cette sensation qui s’empare de nous quand on entend le premier solo de sax baryton. Personnellement je n’y peux rien, la magie du ska s’empare de moi.

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C’était donc samedi dernier, 17 octobre, après une magnifique journée à manger de délicieuses bouchées à la foire culinaire complètement courge d’Hochelaga-Maisonneuve, que je me dirigeai non sans hâte au Metropolis de Montreal. J’ai attendu assez longtemps pour enfin me rendre à un show de Streetlight Manifesto, moi qui les suit depuis mon adolescence, je rêvais depuis longtemps de les voir sur scène. C’est sans trop se faire attendre que le groupe prend place sur scène, ouvrant sur la pièce With Any Sort Of Certainty, tiré de leur plus récent album The Three Of Us. L’ambiance s’installe très rapidement, les gens connaissent le groupe, connaissent les albums, et le Metropolis affiche complet, que demander de mieux?

Streetlight Manifesto offre un spectacle très friendly, une simple toile d’un lampadaire de rue en guise de background et quatre micros au devant de la scène près à accueillir guitare, saxophones, trompette et trombone. Nombreux classiques du groupe sont présent tout au long de la soirée, dont plusieurs tiré de leur premier album. On sent néanmoins que Keasby Nights est quelque peu délaissé. Même s’il s’agit pour moi d’un incontournable, je ne suis pas déçu d’entendre A Better Place, A Better Time, un des moments forts de la soirée il faut se le dire.

Impossible de passer à côté, A Moment Of Silence et A Moment Of Violence resteront à jamais gravé dans ma mémoire, la foule y était, l’ambiance était démesuré. Il faut dire que Tomas Kalnoky sait y faire, les moments calmes ou il joue en solo, puis quand les cuivres reprennent possession du terrain sont tout à fait magnifiques. Le groupe offrira également The Big Sleep en guise de dernière pièce avant de revenir pour deux supplémentaires.

Le dernier album du groupe n’est malgré tout pas laissé de côté, bien que l’accent ait été mis sur Everything Goes Numb et Somewhere In The Between, on a droit à plusieurs titres de leur dernier opus, qui ne sont absolument pas déplaisant. Mention spéciale à Toe to Toe, ballade ska parfaite. C’est sans arrêt qu’on aura pu admirer des dizaines de fans faire du body-surfing et des moshpit un peu partout dans la salle, très apprécié de voir autant de personne vivre le show à fond! Selon moi certains titres manquaient à l’appel mais je reste amplement satisfait de cette performance de plus de 90 minutes de groupe. J’espère bien pouvoir y refaire un tour à leur prochaine visite. Peace!

LE FRÈRE

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Kings Of Nowhere – The Mohrs @ Quaie des Brumes

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Dans ma dernière publication, je vous ai parlé de cette fin de semaine du mois de février, ou j’ai eu la chance d’aller pour la première fois au Quaie Des Brumes, assister au spectacle du groupe rock canadien The Mohrs.  C’est en première partie d’un autre groupe canadien, The Beaches, que j’ai fait leur connaissance l’an dernier.  Je m’étais promis de retourner les voir à leur prochain passage, c’est maintenant fait!  Et je dois vous dire que je ne regrette aucunement mon déplacement.

Le spectacle tombait parfaitement quelques jours après la sorti de leur premier album, Kings Of Nowhere, j’ai donc eu quelques jours pour me le rentrer dans la tête avant le show.  Accompagné de ma demoiselle, j’ai pris place dans la salle, une bonne MacTavish du Trou Du Diable en main, que demander de mieux?  Dès les premières notes, lorsque j’entrepris de chanter en choeur avec le groupe, je compris que le fan, ce soir là c’était moi.  Jackie Mohr a tout pour donner envie de se lever et de tripper, j’adore cette énergie qu’on retrouve chez The Mohrs, une musique simple et des riffs efficaces, parfois il n’en faut pas davantage!

C’est donc sans prendre de pause que moi et ma copine profitèrent de ce moment en chantant avec ce groupe qui avait joué pas mal sur repeat dans l’appartement cette semaine là!  The Mohrs c’est un rock faisant penser aux Foo Fighters, à Heart ou les Pretenders, tout en gardant une touche personnel, un léger son de garage rock.  Inutile de nier que c’est Jackie Mohr qui lead le groupe, sa motivation se lit sur son visage, guitare en main debout devant son micro, la scène c’est son élément.  Les trois boys qui l’entourent assurent à merveille les back vocals qui prennent tout leur sens une fois en Live.

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Je profite de cette publication pour faire un léger retour sur Kings Of Nowhere, premier album complet du groupe.  C’est le single Better qui ouvre le bal sur cet album qui contient quelques surprises très intéressantes.  J’ai particulièrement apprécié Perfectly Sane et Killer, deux pièces qui représentent exactement le genre du groupe.  Néanmoins, la pièce éponyme Kings Of Nowhere se tient certainement au sommet de ma liste, donnant un sens à tout cet album, son rythme à sauce pop ayant tout pour être entraînant.  The Mohrs nous offre un album osé, un album hors des standards du moment et prêt à venir nous rentrer dedans.  Kings Of Nowhere est parfait pour se changer les idées dans une musique à première vu simpliste mais aux arrangements très intéressants.

J’ai également eu la chance de discuter avec le band après le show, eux-mêmes étant venu nous retrouver à notre table pour faire connaissance.  J’adore ces groupes qui n’essaient pas de se prendre pour quelqu’un d’autre et qui prennent le temps d’être là pour les fans.  The Mohrs c’est ce genre de band, si vous allez vers eux ils vous accueilleront à bras ouverts, et si vous n’y allez pas, c’est eux qui viendront à vous!  Si The Mohrs passe au petit bar miteux de votre coin, je vous conseille fortement d’y aller, quelques bières en main et vous serez rapidement satisfait.  Je vous revient cette semaine sur des critiques d’albums qui ont marqués ces derniers mois.

LE FRÈRE

Mon Premier Show à la Place des Arts

Une belle fin de semaine de février, un relativement beau temps et un emploi du temps bien charger.  Je m’accorde malgré tout quelques bières et je me met en route vers la Place des Arts, m’étant procuré il y a quelques semaines deux billets pour Couturier dans le cadre des Week-Ends de la Chanson Québécor / Série Découverte.  Pour ajouter au piquant de la soirée, Couturier avait annoncé trois invités qui le rejoindraient sur scène tour à tour au cours de la soirée, soit Jeffrey Piton, Andréanne A.Mallette et Philippe Brach.  C’est, je dois l’avouer, ce dernier qui m’a convaincu  d’acheter mes billets, bien que je ressentais encore une légère déception d’avoir manquer le lancement du nouvel album de Couturier.

Dès notre arrivé sur place, moi et ma copine vivions notre baptême de la Place des Arts et nous nous sommes mis à la recherche de nos deux places dans la petite salle Claude-Léveillée.  Moi qui ne s’attendait pas à une ambiance particulière dut m’adapter, on assisterait là à un spectacle des plus intimes, que demander de mieux?  C’est sans même utiliser de micro qu’on nous introduit un Félix-Antoine, sourire aux lèvres et visiblement plus qu’heureux de se retrouver avec nous.  Il prend le temps de bavarder avec la foule, de raconter quelques anecdotes et de présenter ses artistes invités.  Ceux-ci prennent même place dans la salle, comprenez à quel point on parle d’un show intime!

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Couturier ouvre son spectacle avec une pièce de son premier EP Fuir Le Plancher, Dans Cette Vie, qui personnellement fut la pièce qui m’a fait découvrir  Félix-Antoine Couturier en dehors de Kodiak et OLinea.  S’enchainent ensuite des pièces plutôt récente, et une reprise de Offenbach, Mes Blues Passent Pu Dans Porte, repris à sa manière, lui donnant une touche de renouveau, un regain d’énergie et de jeunesse, très beau moment du spectacle.  J’avais rapidement fait le tour de son récent album Comme Un Seul Homme, sans m’y attarder particulièrement.  De le voir en interprétation Live m’a convaincu assez rapidement!  Couturier a sa manière propre de partager son art, se souciant peu de ce qui est in ou out, il reste lui-même, l’authentique Couturier.  (Je n’en dis pas davantage, je ferrai un rapide review de cet album dans une prochaine publication!)

Je ne connaissais aucunement l’auteur-compositeur-interprète Jeffrey Piton, mais sa performance avec Couturier, durant laquelle ils nous ont livré un plottage entre deux de leurs pièces respectives, m’a énormément surprise.  Jeffrey Piton devrait nous livrer sous peu son premier album en français, signé également sous Slam Disques, j’y prêterai certainement un oeil et vous en reparlerai!  Se fut ensuite le tour à Andréanne A.Mallette de venir nous présenter une pièce de son album Bohèmes, paru l’an dernier.  Chaque passage d’un invité apportait son lot de rires et d’anecdotes, ce qui rendait le spectacle très vivant et apportait plusieurs rires et sourires parmi l’assemblée.

Je ne peux pas cacher que le moment pour lequel j’attendais avec impatience était le moment ou Philippe Brach foulerait la scène à son tour.  J’ai savouré des dizaines et des dizaines de fois son plus récent album, La Foire et L’Ordre, j’avais beaucoup hâte de le voir aller sur scène.  Malgré l’unique pièce qu’il nous interpréta, tout comme les autres invités, le voir partager la scène avec Couturier était très fascinant.  Tout deux possèdent une voix bien différente, un style très distinct mais qui se retrouve à fusionner à  merveille.  Deux chansons de deux artistes mis ensemble pour n’en former qu’une.  Nous avons d’ailleurs eu droit à une nouvelle pièce de Philippe Brach, un léger aperçu de ce qui nous attend sur son prochain album!

Somme toute, ce fut une excellente soirée qui donne foie en la prochaine génération de chanteurs et chanteuses du Québec, une génération fière de présenter du stock en français!  Je vous conseil de vous déplacer aux spectacles de Couturier qui devrait se présenter un peu partout dans les prochains mois.  Il trouvera certainement du temps entre les show de la tournée de Sylvain Cossette, tournée dans laquelle il agira en tant que guitariste.  Et très prochainement je compte bien m’offrir des billets pour Philippe Brach, Andréanne A.Mallette et Jeffrey Piton!

LE FRÈRE

10997335_378465709004945_6235484769825642324_nPlus tard cette semaine, mon retour sur le show des Mohrs au Quaie Des Brumes!

The Beaches @ Divan Orange

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On est pas mal chanceux ces dernières semaines, après The Pretty Reckless, The Tea Party et Chocolat, voilà que j’ai également eu la chance d’assister au spectacle des Beaches au Divan Orange jeudi soir dernier.  Une petite soirée fraîche après une dernière semaine de cours avant les examens, un show parfait pour se reposer entre deux rush!

C’est le groupe montréalais Frisky Kids qui ouvrit le bal, malheureusement je n’ai pu assister qu’à leur deux dernières pièces.  Un groupe qui semble teinté de la vibe des Black Keys, White Stripes et des Arctic Monkeys, bref, un Garage Rock qui a de la classe.  Quoi qu’il en soit, même ma copine me murmura à l’oreille qu’ils avaient un quelque chose d’attirant dans leur son.  À suivre, je tenterai certainement de me faufiler à leur prochain passage dans la métropole.

J’ai réellement eu un coup de foudre pour le Divan Orange, magnifique petite salle qui possède une certaine chaleur particulière.  Ma Moosehead en main et un cocktail Hawaïen pour ma copine, c’est le groupe The Mohrs qui entra sur scène, originaire de Toronto et leadé par la charismatique Jackie Mohr.  Sa guitare en main et le regard plein d’assurance, Jackie était prête à donner son 110%.  Malgré le peu d’achalandage en ce jeudi soir, le public semble réceptif, personnellement j’ai adoré leur style.  Un son typiquement canadien, une assurance de leur style plutôt undeground tout en gardant une touche pop grâce à la magnifique performance vocale de miss Mohr.  Un band original qui a le potentiel de faire davantage parler dans les années à venir.

Finalement j’en oublie presque la raison de mon déplacement, Jordan Miller, Kylie Miller, Eliza Enman McDaniel et Leandra Earl, ces quatre canadiennes qui forment The Beaches.  Elles ouvrent rapidement le show avec des pièces de leur plus récent EP, Heights.  Très énergique on est vite entraîné, les gens se dirigent rapidement vers l’avant et on sent déjà que tout le monde attendait ce groupe pour bouger.  Personnellement les pièces de leur premier EP éponyme viennent davantage me chercher, mais le mix entre les deux albums du groupe se fait à la perfection.  On a droit à plusieurs solo de la part des musiciennes, ce qui reste à mon avis les meilleurs moments de ce spectacle, des Jams qui ne tardent pas trop en longueur et qui montent l’ambiance à une vitesse hallucinante.  Mention spéciale à Kylie Miller qui nous offre un moment très touchant, elle-même à la voix en s’accompagnant à la guitare pour terminer sur un solo.

Somme toute, pour tout ceux qui me diront qu’il ne s’en fait pas de bonne musique au Canada, vous ne savez pas ce que vous manquez!  Je tenterai certainement de me redéplacer à quelques spectacles plutôt underground, et vous tiendrai au courant!  D’ici là, je vous avait promis une critique du dernier projet de Julian Casablancas et se devrait être ma prochaine publication.  Peace.

LE FRÈRE

The Beaches      The Mohrs      Frisky Kids

Je vous laisse ce vidéo des Mohrs!

Chocolat au Zénob de Trois-Rivières; pour l’amour de la musique.

La sloche recommence à joncher les rues, le stress du temps des fêtes se fait sentir sur le visage des passants, mais ce soir là, on s’en fout. À quelques jours du spectacle, on avait vu passer sur la page facebook du Zénob l’annonce d’une veillée en compagnie de Chocolat. Si le nom vous sonne une cloche, c’est sans doute que vous vous êtes intéressés à Jimmy Hunt dans les dernières années.

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Une fois bien assis à une table un peu en retrait, on attend tranquillement, en sirotant une bière ou deux, ou trois… que commence Corridor, qui lancent le bal avant Chocolat. Dès les quelques minutes de tests de son, on remarque que Corridor fait dans un type de musique qui s’apprécie très bien dans la salle de spectacle qui n’en est pas une du Zénob. Particulièrement axée sur la relation entre les deux guitares, la musique de Corridor a tout pour ne jamais passer à la radio, mais n’est-il pas agréable de tomber en décalage quelques fois? Déjantée, leur performance de l’intégrale de l’album Un magicien en toi est davantage parvenue à m’accrocher à sa deuxième moitié. Était-ce par l’accoutumance de mon oreille à ce son hors de l’ordinaire ou parce que la progression de l’album se constitue de manière à laisser un souvenir plus prenant sur leur musique? Dur à dire. Reste cependant que Corridor est un groupe qui fait dans la différence et qu’on aime ça ainsi.

Après une période d’attente très raisonnable, Chocolat entre en scène d’une manière des plus intéressantes. En effet, aucune arrivée officielle du band ne peut créer de surprise quand, quelques minutes avant le spectacle, le groupe est au bar à deux mètres de tout le monde dans la salle vu la taille de celle-ci. Ainsi, un dernier test de son, finissant par se transformer en jam se métamorphose devant nous en l’introduction sans présentation à un spectacle où rien d’autre ne sera important que la musique.

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J’avais déjà fait à plusieurs reprises l’écoute du dernier album de Chocolat. Tss Tss, m’avait laissé sur une émotion très positive. Le rock psych-prog-glauque, sur album ne venait pas s’éloigner de la touche magique de Jimmy Hunt, mais s’affirmait malgré tout comme pourvu d’une grande liberté d’expression sonore. En spectacle, il est clair que cette volonté d’émancipation musicale est assumée à 110% par Hunt et ses comparses. Très souvent instrumentales, les musiques seront construites autour de chacun des musiciens de sorte que l’on puisse sentir émaner de l’ensemble rythmique le plaisir et la cohésion de musiciens honnêtes avec eux-mêmes. Intéressant d’ailleurs de voir Hunt prendre le lead à la guitare lorsque nous sommes pourtant habitués d’écouter Emmanuel Ethier, le guitariste à qui on doit le travail de six cordes sur Maladie d’Amour, nous impressionner avec sa Rickenbacker noire. Ysaël Pépin, c’est le nom d’un bassiste qui, pour se spectacle était tout sauf le cliché du bassiste en retrait. Bien plus que sur l’album l’accent est mis sur la basse à l’avantage du groove et du rythme.

Rapidement, on se met à oublier l’album, on assiste à une sorte de gros jam qui ne s’arrête plus de gagner en intensité. La structure est dans la symbiose musicale entre les membres de Chocolat, si forte que j’en oublie mon verre de bière, tous mes autres sens sont engourdis au profit de mon ouïe qui jubile de plaisir d’entendre un spectacle qui surpasse mes attentes. L’ambiance underground de la musique se prête bien à la renommée Zénob. Corridor et Chocolat ne sont pas les premiers représentants de la contre-culture à y mettre les pieds. À deux reprises, on a droit à une grotesque scène de bodysurf par Jimmy Hunt lui-même, qui supporté par une foule de parterre d’une dizaine de personne, montre qu’il n’en a absolument rien à foutre des grandes salles et de ses deux Félix qu’il a gagné à l’Autre gala de l’Adisq. D’ailleurs, quelle meilleure manière de se balancer des conventions que de partir en tournée avec un groupe comme Chocolat quand il serait de toute évidence possible pour le gentleman rockeur de continuer de mousser les ventes de Maladie d’Amour avec une autre tournée solo.

C’est pour le plaisir d’une musique sans compromis que je vous suggère fortement d’aller assister à une performance de Chocolat s’ils passent par chez vous.

LE PARLEUR

https://www.facebook.com/pages/Chocolat/10242781415?fref=ts

http://chocolatmtl.bandcamp.com/

The Tea Party @ Métropolis

C’est avec beaucoup d’attentes que nous nous aventurions ce samedi dernier au Métropolis de Montréal.  Nos billets en poche depuis déjà quelques semaines, nous étions tous bien préparés mentalement à assister pour la toute première fois à un spectacle des Tea Party.  Je dois nous avouer déjà conquis d’avance, leur plus récent album The Ocean At The End figure certainement parmi mon Top10 des sorties 2014 et leur blu-ray Live From Australia sorti en 2012 fait également parti de mon Top10 des shows enregistrés à voir.  Durant l’heure d’attente qui nous séparait de la prestation, chacun s’amusa à parier sur les pièces qui nous seraient présentés, particulièrement la pièce d’ouverture.

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Qu’il en déplaise ou non, avant d’avoir réponses à nos questions, il fallait passer par la première partie qui était assurée par le groupe The Mandevilles.  Ce groupe canadien originaire de Welland nous offrit un Rock And Roll Américain très typique, la sauce country en bonus.  Avouons que le jolie sourire et les déhanchements de la chanteuse n’étaient pas assez pour satisfaire notre soif de Tea Party.  Malgré tout, The Mandevilles s’avéra une première partie très solide et nous donne droit à quelques riffs très entraînant et certains même assez intéressants.

C’est sous les hurlements et applaudissements du public que se présentèrent sur la scène les trois musiciens du groupe.  Très rapidement, on a pu reconnaître les notes de la première pièce, The L.O.C. (The Line Of Control), titre d’ouverture sur leur plus récent opus qui semble déjà ravir toute la foule.  Sans attendre nous sommes entraînés dans la vibe du groupe, rien ne pourrait alors arrêter cette expérience, pas même un léger incident technique avec la guitare de Jeff Martin lors de la prestation de The Bazaar.  On en oublie le temps, on en oublie nos malheurs quotidiens, tout ce qui se passe dans notre tête c’est le moment présent, la voix de Jeff Martin si particulière qui nous a tant charmé depuis leur tout premier album éponyme.

Bien que nous rêvons d’entendre les vieux succès du groupe, ceux qui nous ont fait tant espérer la reformation du groupe de 2006 à 2011, The Tea Party nous livre plusieurs de leur plus récents succès.  The L.O.C. , The Black Sea, The 11th Hour, Water’s On Fire et The Ocean At The End, cinq pièces qui viennent nous convaincre de leur efficacité sur scène, particulièrement The 11th Hour qui fut accompagné d’une sublime introduction de Halcyon Days interprété à l’aide d’un Godin Multioud 11 cordes, nouvelle acquisition de Jeff Martin.  C’était d’ailleurs la première fois qu’il l’utilisait sur scène.

Les plus vieux succès du groupe ne sont pas mis de côté, la prestation de près de deux heures offerte par la formation Canadienne a tout pour satisfaire un public varié.  On aura même droit à plusieurs medleys tout au long du spectacle qui permettront de savourer plus d’une pièce du groupe.  C’est ainsi que nous fut offerte Release, interprété au centre de Water’s On Fire, qui s’avéra une pure merveille à entendre en live, nous qui doutions au départ du choix de ce single.  C’est au cours de l’interprétation de Save Me que le groupe nous offrit des passages de la mythique The Messenger et également une reprise de Led Zeppelin, Kashmir, pour ensuite revenir sur Save Me, un medley particulièrement intéressant et enivrant.

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Le groupe ne manquera pas d’utiliser l’éventail de ses capacités, du solo de Theremin durant Lullaby à l’utilisation d’archet sur une guitare ou l’utilisation d’un Esraj, ce prestigieux instrument originaire de l’Inde.  L’énigmatique Stuart Chatwood démontrera comme toujours hors de tout doute le rôle qu’il tient au sein du groupe.  Tel un pilier central, il assure la cohésion entre toute ces sonorités bien distinctes par son utilisation particulière de son instrument principal, la basse, mais également l’utilisation de son système numérique.  En tout temps il jette un regard rapide sur son écran, prêt à pallier toute éventualité.  Jeff Martin assure le lead d’animation, allant d’anecdotes à l’auto-dérision, il ne cesse de demander la participation de la foule qui ne tarde jamais à lui répondre.

The Tea Party c’est essentiellement un trio de musiciens exceptionnels.  Jeff Burrows assurera toujours un drum très présent qui saura s’estomper au bon moment.  Stuart Chatwood et Jeff Martin manipulent tout deux plusieurs instruments et sauront nous transmettre ce désir de vouloir élargir notre collection.  Je ressort de ce spectacle avec une seule idée en tête, jouer davantage, découvrir encore de nouveaux sons, mais surtout, apprécier à nouveau un show de Tea Party.

LE FRÈRE

Set-List du show (http://bit.ly/1B9MePB) :

  1. The Line of Control
  2. The Bazaar
  3. The Black Sea
  4. Psychopomp
  5. Fire in the Head
  6. The 11th Hour (with Halcyon Days  intro)
  7. Lullaby
  8. Water’s On Fire / Release/Water’s On Fire
  9. Save Me/The Messenger/Kashmir/Save Me
  10. The Ocean at the End
  11. Temptation/Transmission/Temptation
  12. Heaven’s Coming Down/All Along the Watchtower/Heaven’s Coming Down
    Encore
  13. Winter Solstice
  14. Sister Awake/Pulse/Sister Awake

Voici un prestation du groupe en 2012 lors du Reformation Tour

The Pretty Reckless @ L’Olympia

C’est avec déjà quelques bières dans le corps que je me mis en route vers l’Olympia de Montréal la semaine dernière.  The Pretty Reckless et Adelitas Way, un beau samedi ensoleillé d’automne. La petite soirée qui s’annonçait bien mouvementée.  C’est le groupe Crash Midnight qui devait assurer la première partie dès 20h, à mon grand désarroi, lors de mon arrivé à 20h15 la première partie achevait déjà sa dernière chanson.  Qu’il en soit ainsi, je devrai les entendre une autre fois pour me faire une idée!

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Adelitas Way et une foule en délire

Je ne m’attendais pas à grand chose de leur part, n’ayant jamais été particulièrement attiré vers leur son qui sort peu des chantiers battus.  Néanmoins, on m’a souvent vanté leur énergie dégagée sur scène, après tout ça restera toujours le grande force de ces groupes de rock alternatifs qui ne cesseront pas de se multiplier.  On m’avait très bien informé, d’ailleurs je me surprend à particulièrement aimer ce que le band de Las Vegas offre à ses fans.  Ceux-ci sont particulièrement en feu, considérant qu’une bonne partie de la foule s’est déplacée pour voir Taylor Momsen, le chanteur Rick DeJesus n’en manque pas une pour rallier la foule.

C’est selon moi le point fort de cette soirée à l’Olympia, une foule extrêmement réceptive qui ne demande qu’à vivre l’expérience à fond avec les bands présent.  Les fans étaient au rendez-vous, on devait jouer un peu du coude pour se rendre au bar et au vestiaire.  Malgré le succès du groupe Adelitas Way, dès qu’ils quittèrent la scène la foule scanda déjà le nom Taylor Momsen.

Taylor Momsen & The Pretty Reckless

Si Adelitas Way a réussi à faire vibrer l’Olympia et à faire chanter la foule, il ne faisait aucun doute que The Pretty Reckless nous mènerait à l’extase.  Dès la rentrée sur scène de Taylor Momsen il n’était plus envisageable de dire un mot à son voisin.  On ne se cachera pas que c’est le centre d’attraction de ce groupe qui a particulièrement acquis son identité cette dernière année avec la sortie de leur plus récent opus, Going To Hell.  Je dois avouer qu’aujourd’hui, les membres du groupe affirment de plus en plus leur rôle, particulièrement le guitariste Ben Phillips qui m’étonne énormément à offrir des back vocals solides et pertinents.  Rapidement on remarque que le groupe semble vouloir se détacher de l’image de Taylor et s’identifier pleinement en tant que groupe.

Le choix des chansons est irréprochable, le pont parfait entre les vieux succès et le nouvel album qui se devait selon moi de rester en premier plan.  La foule chante, saute et lève le point haut et fort durant tout le spectacle, l’ambiance parfaite pour un genre de musique ou le lien entre la foule et l’artiste se doit de prendre toute son importance.

Fait à noter, entre chaque chanson, ou presque, on a droit à un blackout total.  Plus de lumière, plus de son, jusqu’au commencement de la prochaine pièce.  Ce choix de mise-en-scène me laisse perplexe, en quoi est-ce pertinent?  J’ai rapidement l’impression d’assister à la lecture live d’un album, l’absence de contenu entre les pièces devenant rapidement redondant.  Malgré tout, les déhanchements de la chanteuse semble faire rapidement oublier ce petit point négatif à une foule qui en demande tout simplement plus après chaque minute écoulé!


LE FRÈRE