Category Archives: Critiques

Balthazar – Thin Walls

Sur son quatrième album, Thin Walls, le quintette belge fait la part belle à la pop, sans renier pour autant ses profondes racines rock. Le résultat présente plus de cohésion que leurs précédentes parutions. Malgré un créneau surexploité, Balthazar parvient à trouver sa signature, notamment grâce à l’ajout dosé et judicieux de synthétiseurs et de violons à la triade guitare, basse et batterie qui forme le noyau habituel d’un groupe rock.

La composition dénote un excellent sens mélodique, une force qui n’est pas sans rappeler Alex Turner, le chanteur du groupe britannique Arctic Monkeys. La voix derrière Balthazar possède d’ailleurs un timbre semblable à celui de Turner, mais elle s’en distingue par son chant plus traînant. Cette nonchalance vocale vient contraster de manière intéressante avec le rythme généralement fringant des pièces. Les chœurs de voix sur certaines chansons rendent ces dernières encore plus frétillantes. Alors que les percussions donnent une touche électronique à l’album, les violons, les cuivres et les synthétiseurs y laissent une empreinte plus cinématique, voire pompeuse. Voici un album que je recommande chaudement aux fans d’Arctic Monkeys, surtout à ceux des premières heures.

Note: 7,5/10

À écouter :

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Lianne La Havas – Blood

Sur son deuxième effort, Lianne La Havas délaisse un peu le folk pour une mouture plus électronique, mais la richesse de sa voix soul est toujours au rendez-vous. Malgré une production électronique bien rythmée, les pièces laissent suffisamment d’air pour que la voix grandiose de Lianne puisse décoller en envolées lyriques. Ces montées dynamiques révèlent l’incroyable trémolo de la chanteuse et sa capacité à aller chercher des notes qui nous surprennent et nous font vibrer en même temps.

Si la voix nous avait déjà émus sur le premier album, la production musicale enrichie vient maintenant donner des ailes aux compositions. Cette plus-value nous frappe d’entrée de jeu sur Unstoppable. La pièce s’introduit sur une chorale de voix tendues, fendues par l’arrivée brusque et combinée de la mélodie et de la batterie. Les synthétiseurs viennent par la suite couper tout lien gravitationnel et donner un élan céleste aux montées vocales de la chanteuse.

Green and Gold représente un autre moment fort de l’opus. La guitare dote dès les premières secondes l’atmosphère d’une nervosité que la batterie vient fouetter habilement. On voit que la voix de Lianne excelle autant dans les graves que dans les aigües, autant dans la douceur que dans l’énergie. Le flux mélodique de l’artiste nous bouscule de gauche à droite par sa variété dans la cadence et dans la hauteur.

Si La Havas a le pouvoir de nous porter aux nues avec ses envolées lyriques, d’autres morceaux, comme l’introspective Ghost, nous plongent au plus profond de nos pensées. Grow en est une autre qui ramène au grand jour la chaleur intime du premier album. La chanson présente des couplets à la voix douce de tristesse contenue, qui se libère et explose sur les refrains.

La seule chose qu’on peut reprocher à cet album est de manquer de constance, en rassemblant une collection un peu disparate de morceaux qui ne s’enchaînent pas toujours à la perfection et qui ne présentent pas tous la même qualité. Néanmoins, cela nous donne aussi l’occasion de découvrir plusieurs facettes jusqu’alors inconnues de l’artiste qui sont autant de pistes à explorer et qui me laissent pantois quant à l’allure que pourrait prendre le prochain album. En somme, je crois que Blood est un disque tout indiqué pour les amateurs d’indie rock qui aimeraient s’initier au genre soul.

Note: 7,5/10

LE NAUTONIER

À écouter:

Beach House – Depression Cherry

Le duo américain nous revient avec un cinquième album dans la continuité des précédents, mais on dirait que cette fois le charme romantique n’opère plus. Beach House explore ici davantage le shoegaze, et même si c’est techniquement bien fait, on n’y retrouve pas la charge émotionnelle qu’on attribue aux précurseurs du genre que sont My Bloody Valentine ou les Cocteau Twins, par exemple. La nervosité atmosphérique et la surcharge sonore enveloppante de l’apogée shoegaze font défaut sur Depression Cherry.

Beach House, heureusement, n’a pas perdu sa capacité à nous plonger dans l’introspection, grâce à la voix hypnotique de sa chanteuse et à la réverbération des synthétiseurs. Cependant, la tension croissante qui hantait les excellentes Wishes, Silver Soul et Walk in the Park des albums antérieurs n’aboutit pas sur plusieurs pièces ici, ce qui donne un rendu plus monotone.

Même si globalement, Depression Cherry n’est pas à la hauteur de ses prédécesseurs, on ne peut passer sous silence la qualité de certaines pièces. Space Song, notamment, est celle qui rejoint le plus les anciennes créations du duo. Tout s’agence à merveille sur ce morceau pour créer l’atmosphère onirique si propre à Beach House, ce qui nous rassure et nous confirme que la flamme créatrice de la paire artistique n’est pas éteinte. Beyond Love possède, quant à elle, une légèreté séduisante et intimiste dont j’aime particulièrement la ligne répétitive de guitare.

Même si l’album rate sa cible, on comprend que les nouvelles expérimentations découlent de la pression médiatique qui pousse les groupes à constamment se réinventer. La discographie du duetto, forte de quatre autres albums réussis, nous conforte donc dans l’hypothèse que Depression Cherry ne constitue qu’un faux-pas qui ne perturbera pas la démarche artistique du groupe au long cours.

Note: 6/10

LE NAUTONIER

À écouter :

Je suis allé voir Streetlight Manifesto.

Je l’ai déjà mentionné souvent par le passé, le genre musical qui m’a toujours attiré particulièrement restera sans aucun doute le punk. Bien que je me considère assez diversifié, fondamentalement, au fond de moi-même je suis un Punk. Dès qu’on rentre dans cette catégorie, on a pas le choix d’un jour tombé dans l’univers du Ska, les Reel Big Fish, Less Than Jake, Goldfinger, Mad Caddies et évidemment Streetlight Manifesto de ce monde! Comment ne pas être charmé par la nature festive de cette musique, par cette sensation qui s’empare de nous quand on entend le premier solo de sax baryton. Personnellement je n’y peux rien, la magie du ska s’empare de moi.

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C’était donc samedi dernier, 17 octobre, après une magnifique journée à manger de délicieuses bouchées à la foire culinaire complètement courge d’Hochelaga-Maisonneuve, que je me dirigeai non sans hâte au Metropolis de Montreal. J’ai attendu assez longtemps pour enfin me rendre à un show de Streetlight Manifesto, moi qui les suit depuis mon adolescence, je rêvais depuis longtemps de les voir sur scène. C’est sans trop se faire attendre que le groupe prend place sur scène, ouvrant sur la pièce With Any Sort Of Certainty, tiré de leur plus récent album The Three Of Us. L’ambiance s’installe très rapidement, les gens connaissent le groupe, connaissent les albums, et le Metropolis affiche complet, que demander de mieux?

Streetlight Manifesto offre un spectacle très friendly, une simple toile d’un lampadaire de rue en guise de background et quatre micros au devant de la scène près à accueillir guitare, saxophones, trompette et trombone. Nombreux classiques du groupe sont présent tout au long de la soirée, dont plusieurs tiré de leur premier album. On sent néanmoins que Keasby Nights est quelque peu délaissé. Même s’il s’agit pour moi d’un incontournable, je ne suis pas déçu d’entendre A Better Place, A Better Time, un des moments forts de la soirée il faut se le dire.

Impossible de passer à côté, A Moment Of Silence et A Moment Of Violence resteront à jamais gravé dans ma mémoire, la foule y était, l’ambiance était démesuré. Il faut dire que Tomas Kalnoky sait y faire, les moments calmes ou il joue en solo, puis quand les cuivres reprennent possession du terrain sont tout à fait magnifiques. Le groupe offrira également The Big Sleep en guise de dernière pièce avant de revenir pour deux supplémentaires.

Le dernier album du groupe n’est malgré tout pas laissé de côté, bien que l’accent ait été mis sur Everything Goes Numb et Somewhere In The Between, on a droit à plusieurs titres de leur dernier opus, qui ne sont absolument pas déplaisant. Mention spéciale à Toe to Toe, ballade ska parfaite. C’est sans arrêt qu’on aura pu admirer des dizaines de fans faire du body-surfing et des moshpit un peu partout dans la salle, très apprécié de voir autant de personne vivre le show à fond! Selon moi certains titres manquaient à l’appel mais je reste amplement satisfait de cette performance de plus de 90 minutes de groupe. J’espère bien pouvoir y refaire un tour à leur prochaine visite. Peace!

LE FRÈRE

Kings Of Nowhere – The Mohrs @ Quaie des Brumes

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Dans ma dernière publication, je vous ai parlé de cette fin de semaine du mois de février, ou j’ai eu la chance d’aller pour la première fois au Quaie Des Brumes, assister au spectacle du groupe rock canadien The Mohrs.  C’est en première partie d’un autre groupe canadien, The Beaches, que j’ai fait leur connaissance l’an dernier.  Je m’étais promis de retourner les voir à leur prochain passage, c’est maintenant fait!  Et je dois vous dire que je ne regrette aucunement mon déplacement.

Le spectacle tombait parfaitement quelques jours après la sorti de leur premier album, Kings Of Nowhere, j’ai donc eu quelques jours pour me le rentrer dans la tête avant le show.  Accompagné de ma demoiselle, j’ai pris place dans la salle, une bonne MacTavish du Trou Du Diable en main, que demander de mieux?  Dès les premières notes, lorsque j’entrepris de chanter en choeur avec le groupe, je compris que le fan, ce soir là c’était moi.  Jackie Mohr a tout pour donner envie de se lever et de tripper, j’adore cette énergie qu’on retrouve chez The Mohrs, une musique simple et des riffs efficaces, parfois il n’en faut pas davantage!

C’est donc sans prendre de pause que moi et ma copine profitèrent de ce moment en chantant avec ce groupe qui avait joué pas mal sur repeat dans l’appartement cette semaine là!  The Mohrs c’est un rock faisant penser aux Foo Fighters, à Heart ou les Pretenders, tout en gardant une touche personnel, un léger son de garage rock.  Inutile de nier que c’est Jackie Mohr qui lead le groupe, sa motivation se lit sur son visage, guitare en main debout devant son micro, la scène c’est son élément.  Les trois boys qui l’entourent assurent à merveille les back vocals qui prennent tout leur sens une fois en Live.

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Je profite de cette publication pour faire un léger retour sur Kings Of Nowhere, premier album complet du groupe.  C’est le single Better qui ouvre le bal sur cet album qui contient quelques surprises très intéressantes.  J’ai particulièrement apprécié Perfectly Sane et Killer, deux pièces qui représentent exactement le genre du groupe.  Néanmoins, la pièce éponyme Kings Of Nowhere se tient certainement au sommet de ma liste, donnant un sens à tout cet album, son rythme à sauce pop ayant tout pour être entraînant.  The Mohrs nous offre un album osé, un album hors des standards du moment et prêt à venir nous rentrer dedans.  Kings Of Nowhere est parfait pour se changer les idées dans une musique à première vu simpliste mais aux arrangements très intéressants.

J’ai également eu la chance de discuter avec le band après le show, eux-mêmes étant venu nous retrouver à notre table pour faire connaissance.  J’adore ces groupes qui n’essaient pas de se prendre pour quelqu’un d’autre et qui prennent le temps d’être là pour les fans.  The Mohrs c’est ce genre de band, si vous allez vers eux ils vous accueilleront à bras ouverts, et si vous n’y allez pas, c’est eux qui viendront à vous!  Si The Mohrs passe au petit bar miteux de votre coin, je vous conseille fortement d’y aller, quelques bières en main et vous serez rapidement satisfait.  Je vous revient cette semaine sur des critiques d’albums qui ont marqués ces derniers mois.

LE FRÈRE

Jessica Pratt – On Your Own Love Again

En janvier dernier, Jessica Pratt nous livrait son deuxième effort, titré On Your Own Love Again. L’artiste américaine y présente de nouveau un folk honnête et contemplatif dans une formule épurée dont la voix et la guitare tiennent les rênes. L’ensemble est coiffé de délicates touches de synthétiseur en arrière-plan, qui viennent nourrir le caractère onirique et atemporel de l’album.

Dès les premières notes, l’artiste nous confine dans un havre de quiétude et de solitude. Wrong Hand ouvre le bal avec une ligne de guitare hypnotique, itérative sur laquelle la chanteuse perche une mélodie galopante. Le doux picking de Pratt se rapproche de la harpe par sa délicatesse.

C’est sur Game That I Play qu’on voit toute l’habilité de Pratt à reproduire une atmosphère. L’inquiétude et le réconfort s’y côtoient joliment avec une alternance perpétuelle. Le fredonnement qui constelle la pièce fait naître les notes d’angoisse, alors qu’on est bercé lors des paroles par la voix sereine et pincée de la chanteuse. La pièce se conclut sur un passage psychédélique dont le tempo croissant fait honneur à l’étiquette freak folk qu’on acolle parfois à l’artiste.

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Sur Strange Melody, Pratt parvient à bâtir une tension croissante, tension qu’elle entrecoupe de revirements mélodiques évoquant l’espoir. La facilité avec laquelle la mélodie est transformée au cours de la pièce à coup de cassures contribue à lui donner un fort caractère narratif. Même l’harmonie de superposition de voix turlutantes semble avoir quelque chose à raconter. Les paroles sont chargées d’émotion ; des vers comme «Were you coming to me to tell me you’re a man?» ou «But I see that you’re leaving, what can I say?» montrent la force de l’ébranlement qui est retenue dans la voix sereine et confiante de l’artiste.

Le morceau qui enchaîne constitue un moment fort de l’opus. Greycedes est plus entraînante que les pièces précédentes, par son rythme et par la présence de deux guitares. Ces dernières sont légèrement décalées l’une de l’autre et aussi des paroles à leur commencement, ce qui crée un bel effet.

Moon Dude, qui suit, est une pièce plus posée, mais non moins émotive. Pratt y étale toutes les qualités de sa voix, que ce soit son registre étendu, son suave trémolo ou son nasillement délicat. L’auteure parvient encore un fois à nous faire vivre une palette d’émotions tout en demeurant dans le cadre restreint de la douceur et du dépouillement.

La façon dont l’artiste fait fausser sa guitare vers la fin de Jacquelyn in the Background vient dévoiler une autre facette de l’œuvre de Pratt, à savoir son âpreté. L’album est parsemé de ces petits moments d’inharmonie qui lui donnent de la rugosité. On retrouve aussi ce genre d’accroc à l’aube de I’ve Got a Feeling, qui se construit sur une ligne de guitare discordante et sèche. La conclusion de cette piste, comme certains autres passages, n’est pas sans rappeler également les constructions mélodiques de Genesis à ces débuts, comme dans la pièce Supper’s Ready. L’analogie s’arrête là toutefois; l’ambiance et le style qui caractérisent la musique de Pratt se détachent totalement du rock progressif de Peter Gabriel et de ses acolytes.

Back Baby est probablement la pièce la plus accessible du lot. Son climat est en continuité avec le reste des morceaux, mais la guitare y est plus rythmée, la voix plus résolue, la mélodie plus rapide. La pièce définitive est pour moi la principale déception de l’opus. Il s’agit d’une balade d’une minute et demi sans véritable saveur et qui jure avec le climat mélancolique et introspectif précédemment installé.

En conclusion, Jessica Pratt nous démontre sur cet opus qu’elle connaît ses qualités et sait bien les exploiter. Même si les critiques la rapprochent des grandes dames du folk comme Joni Mitchell et Joan Baez ou établissent une parenté entre son univers lyrique et celui du groupe Fleet Foxes, Pratt réussit avec On Your Own Love Again à asseoir les frontières de son propre style. Si le caractère répétitif et uniforme des chansons peut sembler une faiblesse sur cet album, il constitue également sa grande force, puisqu’il lui donne sa cohésion et vient étoffer son atmosphère. Quand on apprend que Pratt a composé les neuf pistes en confinement dans son appartement, simplement outillée de sa guitare, d’un magnétoscope et d’un peu de re-recording, on comprend d’abord le sentiment d’exil et d’introspection qui s’en dégage, mais on constate surtout que la simplicité, par le défi de la restriction, permet parfois de dévoiler encore plus tout le talent de composition et d’interprétation d’une artiste.

Le Nautonier

Vue d’ensemble sur “Panorama”

Ma première critique sur Tire Le Coyote. En fait, ma première critique sur ce blog et même… Ma première critique à vie. D’ailleurs, la première fois que la voix et la musique de Tire Le Coyote a percuté mes oreilles, je m’en suis trouvé déstabilisé, voire un peu méfiant. Je crois même m’être passé la réflexion que je n’allais pas donner suite à une seconde écoute. Des textes de très haut niveau et un son peu ordinaire auquel on s’attache vite, finalement… Son premier EP et Le fleuve en huile, disques sur lesquels j’ai pu mettre la main (on ne me surnommera pas « Le Ramasseux » pour rien) sont remplis de perles tant au niveau littéraire que musical. Et je ne me mettrai pas à jaser du chef-d’oeuvre Mitan, j’en aurais trop long à dire… Un de mes classiques à vie. Voilà. On y va !

L’album fait honneur à son auditeur en ouvrant avec une superbe pièce instrumentale garnie de clarinette, instrument qui vient côtoyer pour la première fois la musique de Benoit Pinette, et c’est alors que Ma révolution tranquille commence à tourner, une chanson imagée, authentique et texturée de country-blues-rock comme seul Tire Le Coyote sait les écrire. Les fans assidus s’y trouveront déjà charmés.

L’album se poursuit ensuite, oscillant entre country façon rétro et blues-rock soutenu par son acolyte Shampouing. Ces deux styles apprivoisant l’écriture métaphorique, unique et bien québécoise de l’auteur-compositeur-interprète participent à la création d’un climat particulier et enveloppant, propre à l’artiste. S’enchaînent de remarquables chansons telles que Rapiécer l’avenir, Ma filante ou La fille de Kamouraska.

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Et là, soudainement, sans prévenir, se pointe la chanson Jolie Anne, figurant maintenant parmi mes favorites. Des lignes comme « Ton silence de monastère évoque la bombe atomique, les angoisses du triangle dans un orchestre symphonique », « Laisse-moi mettre de l’espoir dans ta tink à méfiance » ou encore « Y’a aucune douane su’l chemin d’la liberté » démontre qu’en écoutant cette musique, nous avons ici affaire à un artisan des mots et des idées. Un auteur, un vrai. De plus, le tout se voit accompagné d’une guitare simple, mélancolique et efficace ainsi que d’une charmante clarinette qui vient encore une fois, grandement ajouter à l’oeuvre.

Comme si ce n’était pas assez, la piste suivante, Les miracles se vendent à rabais, m’a aussi énormément plu. Six minutes bien investi : De la guitare acoustique folk qui s’alterne avec une autre électrique et solide, un rythme énergique et pour la première fois, il me semble, une prise de partie politique. La route musicale se termine ensuite par une très courte instrumentale qui rappelle la pièce d’introduction, une excellente façon de clore l’album en douceur.

Je termine en souhaitant mes meilleurs vœux d’avenir à cet artiste honorable qui se trace un chemin dans l’univers de la musique francophone à grand coup d’intégrité, d’honnêteté et d’humanité.

LE RAMASSEUX