Monthly Archives: October 2015

Lianne La Havas – Blood

Sur son deuxième effort, Lianne La Havas délaisse un peu le folk pour une mouture plus électronique, mais la richesse de sa voix soul est toujours au rendez-vous. Malgré une production électronique bien rythmée, les pièces laissent suffisamment d’air pour que la voix grandiose de Lianne puisse décoller en envolées lyriques. Ces montées dynamiques révèlent l’incroyable trémolo de la chanteuse et sa capacité à aller chercher des notes qui nous surprennent et nous font vibrer en même temps.

Si la voix nous avait déjà émus sur le premier album, la production musicale enrichie vient maintenant donner des ailes aux compositions. Cette plus-value nous frappe d’entrée de jeu sur Unstoppable. La pièce s’introduit sur une chorale de voix tendues, fendues par l’arrivée brusque et combinée de la mélodie et de la batterie. Les synthétiseurs viennent par la suite couper tout lien gravitationnel et donner un élan céleste aux montées vocales de la chanteuse.

Green and Gold représente un autre moment fort de l’opus. La guitare dote dès les premières secondes l’atmosphère d’une nervosité que la batterie vient fouetter habilement. On voit que la voix de Lianne excelle autant dans les graves que dans les aigües, autant dans la douceur que dans l’énergie. Le flux mélodique de l’artiste nous bouscule de gauche à droite par sa variété dans la cadence et dans la hauteur.

Si La Havas a le pouvoir de nous porter aux nues avec ses envolées lyriques, d’autres morceaux, comme l’introspective Ghost, nous plongent au plus profond de nos pensées. Grow en est une autre qui ramène au grand jour la chaleur intime du premier album. La chanson présente des couplets à la voix douce de tristesse contenue, qui se libère et explose sur les refrains.

La seule chose qu’on peut reprocher à cet album est de manquer de constance, en rassemblant une collection un peu disparate de morceaux qui ne s’enchaînent pas toujours à la perfection et qui ne présentent pas tous la même qualité. Néanmoins, cela nous donne aussi l’occasion de découvrir plusieurs facettes jusqu’alors inconnues de l’artiste qui sont autant de pistes à explorer et qui me laissent pantois quant à l’allure que pourrait prendre le prochain album. En somme, je crois que Blood est un disque tout indiqué pour les amateurs d’indie rock qui aimeraient s’initier au genre soul.

Note: 7,5/10

LE NAUTONIER

À écouter:

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Beach House – Depression Cherry

Le duo américain nous revient avec un cinquième album dans la continuité des précédents, mais on dirait que cette fois le charme romantique n’opère plus. Beach House explore ici davantage le shoegaze, et même si c’est techniquement bien fait, on n’y retrouve pas la charge émotionnelle qu’on attribue aux précurseurs du genre que sont My Bloody Valentine ou les Cocteau Twins, par exemple. La nervosité atmosphérique et la surcharge sonore enveloppante de l’apogée shoegaze font défaut sur Depression Cherry.

Beach House, heureusement, n’a pas perdu sa capacité à nous plonger dans l’introspection, grâce à la voix hypnotique de sa chanteuse et à la réverbération des synthétiseurs. Cependant, la tension croissante qui hantait les excellentes Wishes, Silver Soul et Walk in the Park des albums antérieurs n’aboutit pas sur plusieurs pièces ici, ce qui donne un rendu plus monotone.

Même si globalement, Depression Cherry n’est pas à la hauteur de ses prédécesseurs, on ne peut passer sous silence la qualité de certaines pièces. Space Song, notamment, est celle qui rejoint le plus les anciennes créations du duo. Tout s’agence à merveille sur ce morceau pour créer l’atmosphère onirique si propre à Beach House, ce qui nous rassure et nous confirme que la flamme créatrice de la paire artistique n’est pas éteinte. Beyond Love possède, quant à elle, une légèreté séduisante et intimiste dont j’aime particulièrement la ligne répétitive de guitare.

Même si l’album rate sa cible, on comprend que les nouvelles expérimentations découlent de la pression médiatique qui pousse les groupes à constamment se réinventer. La discographie du duetto, forte de quatre autres albums réussis, nous conforte donc dans l’hypothèse que Depression Cherry ne constitue qu’un faux-pas qui ne perturbera pas la démarche artistique du groupe au long cours.

Note: 6/10

LE NAUTONIER

À écouter :

Je suis allé voir Streetlight Manifesto.

Je l’ai déjà mentionné souvent par le passé, le genre musical qui m’a toujours attiré particulièrement restera sans aucun doute le punk. Bien que je me considère assez diversifié, fondamentalement, au fond de moi-même je suis un Punk. Dès qu’on rentre dans cette catégorie, on a pas le choix d’un jour tombé dans l’univers du Ska, les Reel Big Fish, Less Than Jake, Goldfinger, Mad Caddies et évidemment Streetlight Manifesto de ce monde! Comment ne pas être charmé par la nature festive de cette musique, par cette sensation qui s’empare de nous quand on entend le premier solo de sax baryton. Personnellement je n’y peux rien, la magie du ska s’empare de moi.

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C’était donc samedi dernier, 17 octobre, après une magnifique journée à manger de délicieuses bouchées à la foire culinaire complètement courge d’Hochelaga-Maisonneuve, que je me dirigeai non sans hâte au Metropolis de Montreal. J’ai attendu assez longtemps pour enfin me rendre à un show de Streetlight Manifesto, moi qui les suit depuis mon adolescence, je rêvais depuis longtemps de les voir sur scène. C’est sans trop se faire attendre que le groupe prend place sur scène, ouvrant sur la pièce With Any Sort Of Certainty, tiré de leur plus récent album The Three Of Us. L’ambiance s’installe très rapidement, les gens connaissent le groupe, connaissent les albums, et le Metropolis affiche complet, que demander de mieux?

Streetlight Manifesto offre un spectacle très friendly, une simple toile d’un lampadaire de rue en guise de background et quatre micros au devant de la scène près à accueillir guitare, saxophones, trompette et trombone. Nombreux classiques du groupe sont présent tout au long de la soirée, dont plusieurs tiré de leur premier album. On sent néanmoins que Keasby Nights est quelque peu délaissé. Même s’il s’agit pour moi d’un incontournable, je ne suis pas déçu d’entendre A Better Place, A Better Time, un des moments forts de la soirée il faut se le dire.

Impossible de passer à côté, A Moment Of Silence et A Moment Of Violence resteront à jamais gravé dans ma mémoire, la foule y était, l’ambiance était démesuré. Il faut dire que Tomas Kalnoky sait y faire, les moments calmes ou il joue en solo, puis quand les cuivres reprennent possession du terrain sont tout à fait magnifiques. Le groupe offrira également The Big Sleep en guise de dernière pièce avant de revenir pour deux supplémentaires.

Le dernier album du groupe n’est malgré tout pas laissé de côté, bien que l’accent ait été mis sur Everything Goes Numb et Somewhere In The Between, on a droit à plusieurs titres de leur dernier opus, qui ne sont absolument pas déplaisant. Mention spéciale à Toe to Toe, ballade ska parfaite. C’est sans arrêt qu’on aura pu admirer des dizaines de fans faire du body-surfing et des moshpit un peu partout dans la salle, très apprécié de voir autant de personne vivre le show à fond! Selon moi certains titres manquaient à l’appel mais je reste amplement satisfait de cette performance de plus de 90 minutes de groupe. J’espère bien pouvoir y refaire un tour à leur prochaine visite. Peace!

LE FRÈRE

Mes buzz de septembre

-Oui, ça fait un moment qu’on a pas écrit.
-Oui, le projet fait pitié en ce moment.
-Non c’est pas une raison pour abandonner.

Je prends quelque minutes aujourd’hui pour présenter simplement mes coups de coeur, aka. buzz, du mois de septembre. Étant quelqu’un qui abuse littéralement de chaque seconde ou il est possible de cliquer sur play, j’ai peu de difficulté à retrouver les titres qui furent vraiment écoutés plus que les autres!

Commençons avec le 5e titre sur le premier album de la formation The Arcs, side-project de Dan Auerbach des Black Keys, soit Everything You Do (You Do For You). Bien que j’ai énormément apprécié l’entièreté de l’album, cette chanson en particulier n’a pas cessé de rejouer à maintes reprises ces dernières semaines!

Le mois dernier j’allais assister au concert du groupe canadien Viet Cong au théâtre Fairmount, évidemment qu’ils feraient parti de cette liste! Quelle autre meilleure raison d’écouter une pièce sur répétition que de vouloir hurler les parole comme un déchaîner lors d’un spectacle? Je donne une mention spéciale à la pièce finale Death, mais je dois l’avouer, cet album je l’ai dévorer en entier des dizaines et des dizaines de fois le mois dernier!

Si ce n’était pas que je passe plusieurs heures par semaine, seul en voiture, je crois que les gens qui vivent avec moi ne serait plus capable d’entendre la pièce Reflections du dernier opus de Django Django! Si j’avais due les placer en ordre d’abus, elle aurait certainement été au premier rang.

Mon prochain buzz est moins récent que les précédents, mais tout aussi intéressant! C’est pendant des heures de trafics sur l’autoroute Décarie que j’écoutai le dernier album de Mauves, et à plusieurs reprises un petit rewind quand passait Portrait, 3e titre de l’album.

Je vais terminer sur un autre titre moins récent, mais encore une fois plus qu’intéressant! C’est l’une des formations favorites, je dois l’avouer, paru sur leur plus récent album, Underneath The Rainbow. Plus particulièrement la pièce Boys In The Wood. Pour mon quotidien, écouter du Black Lips fait vraiment partie de mes moments favoris, et je ne saurais même pas dire pourquoi!

Je profites du moment pour vous partager une de mes playlist, composé de plusieurs de mes coups de coeur généraux, peace!

LE FRÈRE